Editorial

undefined J'ai conçu ce blog comme un outil de proximité et de démocratie, pour vous permettre aussi bien de vous informer sur les problématiques locales et nationales que de m'interpeller sur les sujets qui vous tiennent à coeur.

Après plus de deux ans d'existence, le blog c'est : 100 000 visiteurs uniques, des centaines de milliers de pages lues, près de 400 articles, des centaines de commentaires.

Plus que jamais : intervenez, réagissez, prenez position ! La démocratie, tout comme ce blog, est faite pour ça.

Bonne lecture à vous !

 

Vendredi 25 janvier 2008 5 25 /01 /2008 15:13
actunoir.jpg Chers Amis,

Après Saint-Bieuc samedi dernier, ville où Danielle Bousquet est en campagne, je me suis rendue hier à Strasbourg aux côtés de Roland Ries. Là encore, l’atmosphère était très chaleureuse ; et là encore, j’ai vu un parti socialiste en ordre de bataille, pleinement mobilisé pour reprendre la ville à la droite.

À cette occasion, nous avons tous deux déploré les promesses non-tenues de Nicolas Sarkozy. Car avec lui, plus que les lendemains qui déchantent, ce sont les lendemains qui pleurent. Après avoir traité de l'économie solidaire dans un restaurant coopératif, nous avons rappelé l'absence de baisse du chômage, qui ne cesse de toucher très fortement les jeunes.

Nous avons également mis en cause le recul de l'État sur les solidarités essentielles, avec en particulier l'instauration des franchises médicales. Dans le quartier sensible du Neuhof, Roland Ries m’a fait rencontrer une association d'aide à l'insertion des femmes d'origine étrangère : magnifique initiative, source de sociabilité et de convivialité, dans un quartier délaissé par l’équipe municipale en place. Merci aux bénévoles, aux animateurs, aux travailleurs sociaux d’entretenir ainsi l’espoir !

Avec des personnes âgées, nous avons participé à un thé dansant qui se tenait dans le quartier Hautepierre : j’ai senti le mécontentement de beaucoup contre un gouvernement qui avait promis d’augmenter le minimum vieillesse et les petites retraites, et qui n’a encore rien fait. Nicolas Sarkozy a déclaré qu'il ferait une lecture nationale des résultats aux élections locales. Face à la politique du pire, nous devons donner lui un bon avertissement en votant massivement pour les candidats de la gauche !

Dans la matinée, je m'étais rendue sur le site de Sony France à Ribeauvillé, dans le Haut Rhin, où 230 emplois sur 719 sont menacés. Les salariés sont frappés par leur cinquième plan social en l’espace de quelques années, résultat d’un manque complet d’anticipation des mutations industrielles.

A la fin des mes entretiens avec les syndicats et la direction, je suis sortie de l’usine où m’attendait une centaine d’ouvriers. La presse, qui n’avait pas eu l’autorisation d’entrer, a calmement forcé le barrage et pu rencontrer les salariés du site.

J’ai rappelé les exigences suivantes : la France devait enfin se doter d’une véritable politique industrielle, notamment en matière de sous-traitance ; il n’y aurait pas de fatalité à la désindustrialisation si tout était fait pour pousser les entreprises à innover et anticiper ; il fallait que l’Europe trouve les moyens de se protéger et de s’organiser ; enfin, la formation tout au long de la vie ne devait pas rester une incantation, mais devenir une réalité !

Merci à tous ceux qui m’ont accueilli avec tant de gentillesse et qui m’ont accordé leur confiance ! Je leur souhaite bon courage dans leur lutte ! Je suivrai ce dossier attentivement et écrirai dans les prochains jours à la direction de Sony-Europe.

¤¤¤


Dans le train du retour, j’ai appris en lisant le journal Le Monde que la France allait installer une base navale à Abou Dabi, en face des côtes iraniennes. C'est une décision lourde de sens qui a été prise en catimini par le chef de l'État, sans débat au Parlement, en nous plaçant devant le fait accompli.

Quel signal souhaite ainsi envoyer Nicolas Sarkozy ? Cherche-t-il à être le meilleur élève de la « classe Atlantique », au moment où le Royaume-Uni fait entendre sa différence ? Cherche-t-il à provoquer sciemment l'irréversible en créant les conditions d'une montée des extrêmes dans la région ? Comment justifier ces positions « bottées » au moment où il dissémine les centrales nucléaires un peu partout au Moyen-Orient ? Où est la cohérence ?

La fermeté face à l'Iran est une nécessité. J'ai été la première à avertir des dangers de la politique d'enrichissement d'uranium menée par Téhéran. Mais cette fermeté doit être efficace et ne pas conduire à l'escalade, ainsi que l'ont compris aussi bien les candidats démocrates à l'élection présidentielle américaine que l'ancien secrétaire d'État républicain James Baker.

L'Iran doit se conformer à ses obligations internationales, mais jamais la politique du « bâton » n'a réussi à créer les conditions de la sécurité et de la stabilité. Plutôt que de se lancer dans une surenchère suiviste de G. W. Bush, la France doit faire entendre la voix de la raison et proposer à l'Iran les voies d'une sortie par le haut.

Il est encore temps d'éviter le pire : offrir à l'Iran de s'intégrer pacifiquement à la communauté internationale, ainsi que le préconise le rapport Baker. Et puisque le président de la République est prêt à « discuter avec tout le monde » (Vladimir Poutine, Mouammar Khadafi, le roi Abdallah etc...), qu'il aille à Téhéran avant qu'il ne soit trop tard, ainsi que Nixon l'avait fait avec la Chine !

À très bientôt,
Amicalement,

Ségolène Royal



Le déplacement à Colmar
http://socialistes.canalblog.com/
 
Le 19-20 de France 3
http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=b67a_1920
 
Visite de l'usine SONY
http://www.lalsace.fr/

Par Daniel Boys - Publié dans : Politique nationale
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 15 janvier 2008 2 15 /01 /2008 13:42

  voeux-copie-4.jpg

 

 

Par Daniel Boys - Publié dans : Vie du blog et divers...
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 21 décembre 2007 5 21 /12 /2007 10:15
Monsieur le Président,
Chers Collègues,
 
 
Vendredi soir, se déroulera la cérémonie de clôture de Valenciennes 2007, capitale régionale de la culture où l’ambition affichée était de faire la culture populaire.
 
Aujourd’hui nous pouvons dire que ce pari culturel préparé en un peu plus d’un an, a été tenu au-delà de toutes espérances, c’est en effet toute une population qui s’est mobilisée autour de ses acteurs culturels pour montrer son désir de renaissance, pour dire que la page du déclin industriel se tournait et qu’un nouvel avenir fait de culture, de savoir, de connaissance était en train de s’écrire.
 
Sans préjuger du succès de la manifestation du 21 décembre, ce seront certainement des milliers de personnes de toutes origines, de toutes conditions sociales, de tous âges qui viendront de tout le territoire pour dire qu’exigence artistique et culturelle peut se conjuguer avec populaire pour peu qu’on s’en donne les moyens.
 
Que le Boulon et son futur centre des arts de la rue et du cirque soit chef d’orchestre de cette manifestation est emblématique du renouveau de ce territoire. Personne n’aurait imaginé il y a 10 ans que Vieux Condé qui cumulait les stigmates de la récession industrielle serait la cheville ouvrière d’une manifestation culturelle de haut niveau dans la ville centre de l’agglomération.
 
Et pourtant dans une même soirée les plus grands noms des arts de la rue, ces nouvelles formes très populaires de pratiques culturelles, cotoiront l’inauguration d’un beffroi contemporain témoignage de l’inscription de la ville de Valenciennes et de l’agglomération dans la modernité.
 
Les 100 000 visiteurs à l’exposition Pharaon, les milliers de spectateurs du Cadre Noir de Saumur, du concert de l’ONL ou de l’exposition des enluminures ne sont que la face émergée d’une forte mobilisation populaire qui a concerné les villes et villages autour de spectacles, d’expositions, de manifestations conçues par les artistes et acteurs culturels du quotidien. Ils ont trouvé là des moyens supplémentaires pour développer leur action en direction des publics.
 
Les 8 millions d’euros de fonctionnement et les 4 millions d’investissement auront été un formidable levier pour structurer un territoire en équipement phares, pour mettre en mouvement toute une population vers un nouvel avenir, pour créer des solidarités culturelles régionales, pour nouer des partenariats fructueux entre acteurs culturels, artistes, acteurs et association d’éducation populaire.
 
Monsieur le Président, Chers collègues, si j’ai choisi d’évoquer la capitale régionale pour présenter le budget culturel 2008 c’est parce qu’elle est représentative des choix de notre politique culturelle en faveur de l’aménagement culturel des territoires et de la démocratisation de l’accès à la culture.
 
Dans une région marquée par l’absence d’une ville au poids démographique écrasant, par la présence de nombreuses villes moyennes au centre de territoires en profondes mutations, aux identités différentes, il nous faut renforcer la centralité des villes. L’aménagement du territoire passe par ce renforcement.
 
A cet égard Lille 2004, Valenciennes 2007 et demain Béthune 2010 contribuent à l’aménagement culturel du territoire qui est facteur aussi décisif de l’aménagement que la politique de l’habitat, des transports ou de l’économie.
 
Ces capitales culturelles permettent à toute une population de se rassembler dans un projet de territoire reconnu au niveau régional, voir national. La fierté d’une population trop longtemps méprisée au cours des périodes du déclin industriel lui permet de relever la tête et regarder l’avenir avec confiance.
 
Au cours de l’histoire il n’y a jamais eu de renouveau des sociétés sans renaissance culturelle. Par notre politique culturelle nous nous inscrivons dans cette logique qui a commencé en 1974 et dont nous sommes les continuateurs.
 
Par les événements culturels majeurs proposés, par la mobilisation de tous les acteurs pour favoriser l’accès à la culture nous relevons aussi le défi de la démocratisation culturelle. En cela nous nous sommes donnés les moyens de « faire la culture populaire », thème retenu pour cette capitale.
 
Bien sûr on pourrait objecter qu’une hirondelle de capitale régionale ne fait pas le printemps culturel, mais le budget 2008 comme les budgets précédents montre la cohérence de nos choix en faveur de l’aménagement culturel des territoires et de la démocratisation d’accès à la culture.
 
Les choix budgétaires 2008 dans une période de maîtrise de nos finances montrent que nous donnons la priorité à la politique des territoires avec une enveloppe de 650 000 euros pour soutenir prioritairement les quartiers populaires des villes centres mais aussi des territoires ruraux.
 
Le soutien à la création artistique et aux structures permet à ceux qui sont les acteurs majeurs de la vie culturelle régionale de trouver les moyens nécessaires à la création sans laquelle nous ne pouvons développer en imaginaire collectif porteur d’innovation et d’avenir.
 
L’action culturelle en direction de notre jeunesse ne se dément pas puisque nous reconduisons nos politiques d’apprentis et lycéens en Avignon ou au cinéma.
 
Dans une période où la Ministre de la culture dans sa lettre de recommandation aux préfets rappelle la nécessité de la rigueur, du gel des crédits, d’exercice contraint, par le conventionnement avec les compagnies nous nous efforçons de sécuriser les structures culturelles et donc l’emploi. C’est à ce prix que les forces vives de notre vie culturelle pourront œuvrer dans le sens des orientations que nous nous sommes données.
 
Je me souviens du scepticisme, des doutes, des critiques pour les choix que nous avons fait en faveur du Louvre Lens ou de la capitale régionale. D’aucuns pensaient qu’il ne s’agissait que de coups médiatiques ou d’opérations de prestiges au détriment d’une action culturelle en profondeur. Non seulement nous avons maintenu voir développé notre budget culture mais avec les crédits supplémentaires pour le Louvre Lens ou les capitales régionales nous nous sommes donnés des moyens nouveaux pour notre ambition d’une culture partagée par tous de manière égalitaire sut tout le territoire régional.
 
Le succès de ce choix ambitieux pour la capitale régionale se mesure aujourd’hui par le regard envieux de beaucoup de villes pour s’inscrire dans ce dispositif dont ils mesurent à juste titre l’effet démultiplicateur.
 
D’autres régions s’intéressent aussi à ce concept de capitales régionales.
 
Monsieur le Président, chers collègues, quelle meilleure reconnaissance pour nos choix culturels que le bonheur d’une population d’un territoire si longtemps décrié, quelle meilleure reconnaissance que les sollicitations dont nous comme l’objet par d’autres grandes régions.
 
Je vous remercie de votre attention.
 
 
Daniel BOYS
 
Par Daniel Boys - Publié dans : Politique locale et régionale
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 20 décembre 2007 4 20 /12 /2007 12:30

undefined

Claire et Victor Vasarely ont créé la Fondation Vasarely (Musée didactique de Gordes, 1970-1996 et le Centre architectonique d'Aix-en-Provence, 1976-). Reconnue d'utilité publique en 1971, celle-ci est aujourd'hui menacée de disparition.

Signez la pétition !

www.sauvonslafondationvasarely.fr

Par Daniel Boys - Publié dans : Vie du blog et divers...
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 14 décembre 2007 5 14 /12 /2007 12:37

Par Daniel Boys - Publié dans : Politique nationale
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 14 décembre 2007 5 14 /12 /2007 12:16

 

 

 

Par Daniel Boys - Publié dans : Politique nationale
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 14 décembre 2007 5 14 /12 /2007 11:57
Par Daniel Boys - Publié dans : Politique nationale
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 21 novembre 2007 3 21 /11 /2007 12:35
Un des objectifs du Parti Socialiste : changer la vie des classes populaires 
La première cause du mal de vivre des citoyens des quartiers populaires est le manque crucial d’emplois. Quand ils ont un emploi souvent précaire ou d'éxécutant mal rémunéré, ils souffrent du manque de perspectives d'avenir, de promotion sociale.
Etre chômeur ou érémiste n'est pas un  privilège comme peuvent le penser certains de nos camarades. Personne ne connaît un cadre supérieur,  abandonner son emploi, sa maison et devenir érémiste , habiter en cité HLM ou en foyer
Cette question de l'emploi importante  à laquelle le Parti Socialiste doit savoir répondre concrètement afin que ces citoyens de milieu populaire reprennent confiance à nouveau en notre Parti :
"Quel avenir professionnel durable pour ces citoyens de toutes origines jeunes ou adultes, femmes ou hommes, de faible niveau scolaire avec sans ou peu de qualification suite aux fermetures d'entreprises, aux délocalisations, à la concurrence déloyale des pays émergents, à l'informatisation/robotisation/automatisation des emplois qu'ils auraient pu occuper ? Sont-ils condamnés à être toute leur vie érémistes, employés précaires, chômeurs ou finir leur vie comme SDF ?"
Jean JAURES ne disait-il pas à son époque et cela, à mon avis, est toujours d’actualité avec le développement des nouvelles technologies :  "La vérité  c’est que le machinisme pose à l’ordre social actuel un problème qu’il ne pourra pas résoudre et sans lequel il succombera. Car la machine tend partout à se substituer à l’homme.
Que ferez-vous des salariés ?C’est dire que la Nation sera obligée de proclamer et d’organiser le droit au travail ".
Les visites d’usines effectués par Nicolas SARKOSY ont eu plus d’impact dans le milieu ouvrier que nos débats participatifs. Les résultats électoraux dans les régions ouvrières (Le Nord-Pas-de-Calais,  la Picardie ou la Lorraine) le démontrent 
 
Nous devons constater le peu de participation des classes populaires dans le milieu politique là où se prennent les décisions car à ce jour la sphère politique est réservée à des gens provenant des couches sociales élevées.
Il existe une tendance à vouloir discréditer la valeur de la participation politique des couches les plus populaires.
Les classes populaires votent de moins en moins pour le représentant du Parti Socialiste à l'élection présidentielle ou aux législatives .
Pour rappel, 70% des ouvriers votaient pour François Mitterand alors que 49%des ouvriers et 49% des employés ont voté Ségolène Royal.
Il faut avoir le courage de reconnaître qu'à chaque fois que nous avons gouverné en 1981, 1988 et 1995, nous n'avons pas su, pas pu changer concrètement, transformer la vie des citoyens de milieu populaire : le chômage que l'on n'a pas pu réduire fortement dans les catégories populaires - , des cités de plus en plus nombreuses en difficulté - plus d'échec scolaire car depuis 1994  150 000 jeunes sortant du système scolaire en échec chaque année. Nos réponses n'ont pas toujours été adaptées à ces citoyens jeunes, adultes et anciens de milieu populaire de toutes origines face à leurs souffrances, leur désarroi, leurs attentes concernant leur avenir.
Avant d'évoquer l'égalité réelle des chances, analysons avec lucidité, humanisme, réalisme la réalité du mal de vivre vécu par les citoyens de milieu populaire dans les villes ou les villages : l'emploi (le chômage, la précarité, la promotion sociale, la formation qualifiante et le pouvoir d'achat, les fins de mois difficiles), le sentiment d'abandon, l'échec scolaire , la santé, la protection sociale, la réduction des services publics, les méfaits de la drogue, l'insécurité et les incivilités, les diverses discriminations, l'ennui des jeunes (enfants, adolescents, mineurs, jeunes adultes), la pauvreté, la laicité, l'état des "cités HLM" (le mauvais entretien des immeubles, la saleté, le bruit, les dégradations à répétition, le coût du loyer, problèmes de cohabitation, le manque de suivi des bailleurs sociaux ou privés), ne pas pouvoir accéder à la culture -aux loisirs et au sport, la peur de l'Europe et de la mondialisation. Nous devrons agir simultanément sur tous ces thèmes car les problèmes sont économiques, sociaux, financiers et humains.
C'est un devoir en tant que socialistes de répondre au mal de vivre de cette population. Pour nous socialistes, la pauvreté est intolérable.
 
Notre Parti doit faire un effort pour s'ouvrir aux citoyens des classes populaires en améliorant les conditions d'accueil des adhérents Une large campagne d'adhésion doit être menée non seulement par Internet, mais d'autres moyens doivent être trouvés. Tous les citoyens n'ont pas un ordinateur ou s'ils en possèdent un ne vont pas systématiquement vers les sites politiques. Selon le CREDOC, 24% des ouvriers et 13% des non diplômés sont connectés à Internet.
Notre Parti doit privilégier sa prochaine campagne d'adhésion en direction des  cités HLM et des villages. La dernière campagne a vu affluer en majorité des citoyens diplômés , de milieu favorisé par leur emploi et origine sociale. Un certain équilibrage sociologique s'impose à notre Parti
Notre Parti a nécessité de créer, nous qui prônons la formation tout au long de la vie, un institut de formation dans chaque département. Cela permettra à tous les militants surtout ceux qui n'ont pas eu la chance pour diverses raisons de suivre des études d'acquérir les connaissances utiles pour exercer un mandat électoral ou un poste à responsabilité au PS. Le Parti Communiste a permis à une époque à des ouvriers, des employés, des agents de maîtrise ou des cadres moyens , après formation, d'exercer un mandat électoral : maire, conseiller général ou député.
 
Nous devons marquer, rappeler fortement nos références à nous socialistes que sont Jean Jaurès, Léo Lagrange, Léon Blum, François Mitterand .  Comment avons-nous pu rester inertes, vis-à-vis du monde des salariés et des anciens qui ont combattu durement pour obtenir diverses conquêtes sociales, quand Nicolas SARKOSY a récupéré à son profit Jean Jaurès et Léon Blum dans les usines ou ses meetings ?
La MJS doit aussi s'ouvrir vers l'autre jeunesse, celle qui n'est pas universitaire, celle des des quartiers populaires, les jeunes des lycées professionnels, les jeunes salariés, les apprentis ou ceux en contrats de professionnalisation. Cette autre jeunesse souvent oubliée dans nos discours. 

Changer la vie des quartiers populaires, des classes populaires doit être un des chantiers prioritaires du Parti Socialiste.
 
« L’une des fonctions du socialisme, c’est non seulement de satisfaire les besoins matériels mais de retrouver le sens du bonheur » Léo Lagrange.
 
 

 

Par Daniel Boys - Publié dans : Tribune Libre
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 21 novembre 2007 3 21 /11 /2007 12:31

Je lis ce matin dans la presse que j'aurais soutenu la réforme de Valérie Pécresse sur les universités.
Ce n'est pas le cas. Au contraire j'ai dit que le gouvernement était en train de gâcher la réforme des universités.
J'ai toujours dit que pour lutter contre l'échec universitaire (40 % des jeunes sans diplôme à la fin de la deuxième année d'université !) il fallait plus d'autonomie et plus de moyens aux universités pour accompagner plus efficacement les étudiants.
En revanche, la réforme telle qu'elle est conduite, comme je l'ai précisé, pose de graves problèmes :
- l'autonomie sans moyen va creuser les inégalités entre université et les jeunes en ont parfaitement conscience
- le problème de l'échec universitaire n'est pas du tout réglé par la réforme
- il y a un grave malaise social chez les jeunes étudiants, dont un sur trois souffre de précarité et même de pauvreté.
 
Le pacte présidentiel que j'ai défendu prévoyait :
1/ une loi de programmation pour donner à l'université et à la recherche les moyens de l'excellence
2/ la création d'une allocation-autonomie pour les jeunes afin de leur permettre de faire leurs études dans de bonnes conditions.

Ségolène Royal

Par Daniel Boys - Publié dans : Politique nationale
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 12 novembre 2007 1 12 /11 /2007 10:02

Bonjour,
 
Je me suis rendue hier dans le cabinet médical du docteur Maire. C'est un cabinet de groupe qui pratique une santé de proximité et qui réfléchit à l'organisation du système de soin. Ils sont confrontés comme de nombreux médecins à la peur des malades face à la nouvelle franchise médicale qui sous prétexte de financer la recherche sur la maladie d'Alzheimer fait payer les malades sous forme finalement d'une nouvelle taxe. Il faut savoir que celle-ci a été instituée par décret; Ce qui veut dire que même si elle est modeste au départ, elle pourra augmenter à tout moment sans débat au Parlement. De plus, elle est prélevée quel que soit le revenu des gens, ce qui contraire au principe de la Sécurité Sociale dans lequel on cotise en fonction de son revenu. Cette nouvelle taxe va frapper les malades qui sont aujourd'hui pris en charge à 100 % (maladies de longue durée, cancer, maladies du grand âge...).

Dans un contexte de baisse du pouvoir d'achat, fragiliser la sécurité de base que constitue l'accès aux soins est une décision inadmissible. Les 800 millions d'euros attendus par cette décision sont à comparer au 15 milliards d'euros de cadeau fiscaux qui ont profité essentiellement aux revenus les plus élevés et aux 60 milliards d'euros de subventions aux entreprises dont la Cour des Comptes vient de dénoncer l'inefficacité ou le caractère injustifié pour une grande partie d'entre elles.

Vous trouverez ci-joint pour en savoir plus le texte de ma tribune que le journal La Croix va publier lundi. J'ai rédigé cette prise de position à partir de témoignages des gens et d'un travail avec les experts, notamment Pascal Terrasse, député de l'Ardèche et spécialiste de ces questions à l'Assemblée.

Nous ouvrons un débat participatif sur le site sur ce sujet et en particulier sur les idées qui concernent une meilleure organisation du système de soins afin de faire baisser le coût de la santé sans remettre en cause l'égalité et la sécurité d'accès aux soins.

Merci de vos témoignages et de vos contributions à ce débat.

Bien cordialement

Ségolène Royal



 TRIBUNE PUBLIEE LUNDI DANS LE JOURNAL LA CROIX


Franchises médicales : la triple erreur

 
Pour financer nous dit Nicolas Sarkozy, les programmes de recherche sur des maladies graves, faisons appel au porte-monnaie des malades y compris des plus modestes. Plutôt que de porter remède aux lacunes de notre système. Il y a là une triple faute : insécurité sociale, erreur sanitaires, inefficacité économique.
 
1/ Insécurité sociale, tout d'abord.
 
C'est une aberration de faire financer les programmes de recherche utiles pour les malades de demain par les malades d'aujourd'hui. Même si des exonérations sont prévues, la contribution va peser de manière uniforme sur tous ceux qui  doivent prendre des médicaments ou recourir à des soins, alors même que la contribution de chacun à l'assurance-maladie est proportionnelle aux revenus. De manière insidieuse, on revient sur les principes de la sécurité sociale chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins), illustrant une fois de plus la volonté de la droite de remettre en cause les assurances publiques universelles, pour favoriser la marchandisation de la santé. Une fois de plus, ce sont les personnes âgées à faible revenu et  les salariés les plus faiblement rémunérés qui vont consacrer une part plus importante de leurs revenus à leur protection sociale. On pourrait  objecter que les montants sont faibles mais nous savons d'expérience qu'une fois que le principe est acquis, ce genre de prélèvements augmente au fil des ans, sous la pression du déficit des comptes sociaux.

La fixation de son montant par un simple décret et non son inscription dans la loi renforce cette perspective. En outre, ils viennent d'ajouter à une série de mesures déjà très sensibles pour les ménages : forfait de 1 à 4 euros par consultation, autre forfait de 18 euros à l'hôpital, déremboursements de toutes sortes. Lors de l'instauration de la franchise sur les consultations médicales, ses inspirateurs avaient indiqué qu'il  s'agissait d'une mesure exceptionnelle. A quand la franchise sur tous les actes ? A quand de nouveaux déremboursements déguisés par la hausse de ces franchises ? En vérité, les classes modestes et moyennes sont celles qui vont être  progressivement orientées vers les assurances privées, pour couvrir toutes ces charges nouvelles, laissant au bord de la santé tous ceux qui n'ont pas les moyens de financer une couverture complémentaire et l’accès au soin doit rester une sécurité de base.

 
2/ Erreur sanitaire ensuite.
 
Ces franchises s'appuient sur l'idée que l'on pourrait, étant malades, faire le choix de consommer moins de soins dès lors qu'on serait sensibilisé aux coûts. Outre que c'est le médecin qui  prescrit et non le malade qui décide, allez expliquer aux personnes qui ont été jugées suffisamment malades pour être prises en charge à 100 % (les diabétiques, les cancéreux, les personnes atteintes par le VIH…, tous ceux qui souffrent d'une maladie longue et coûteuse, y compris comble de l’ironie les patients atteints de maladie d’Alzheimer) que c'est à elles que reviendra en priorité la charge de financer les dépenses d’assurance-maladie. L’affectation de cette nouvelle contribution à la recherche sur une autre maladie est un leurre, comme en témoignent les comptes présentés par le Gouvernement.. Toutes les études montrent que l'on doit donner la  priorité à la prévention, au traitement et au dépistage précoce des affections, au bon suivi des traitements. C'est un enjeu de santé publique fondamental, car se soigner tôt évite le plus souvent des dépenses plus lourdes ultérieurement. Inviter le malade à peser sur le  choix des prescriptions en le faisant payer est donc un contresens qui pourrait se révéler très dommageable pour la santé des Français à moyen terme. C’est d’autant plus pernicieux que déjà 13 % des Français restreignent  leurs soins pour des raisons financières. Il est donc absurde de faire payer une franchise aux malades chroniques alors que même les petites dépenses sont indispensables.
 

3/ Inefficacité économique enfin.
 
Toutes les études sur  la compétitivité et  l'attractivité de notre pays, montrent que l'un des points forts de la France est précisément la qualité de son système de santé et les conditions d'accès aux soins, malgré les attaques dont il est l’objet. S'il existe des rigidités dans certains domaines, que j'avais moi-même soulignées en proposant que le dialogue social accorde plus d'agilité aux entreprises exposées à la concurrence, il est économiquement contre-productif de s'attaquer à l'un des points forts de notre compétitivité par une approche erronée. Ce dont notre pays a besoin, c'est de travailleurs bien formés, motivés par une juste rémunération et rassurés par l'existence d'une sécurité sociale qui leur permet de se concentrer sur leur vie professionnelle et leur épanouissement. Il est donc primordial que des mesures soient prises pour restaurer l’équilibre des comptes sociaux pour conserver cet acquis économique du pays.
 
C’est d’autant plus vrai qu’il existe d’autres solutions. Le produit de cette nouvelle taxe sur les malades (800 millions d'euros) aurait pu être trouvé en faisant des économies. Je propose comme je l’avais déjà fait une réduction des 60 milliards d'aides aux entreprises, dont chacun sait qu'une grande partie bénéficie à des secteurs protégés qui n'en ont pas besoin et dont la Cour des Comptes a très justement souligné les manques de justification.  Il est surtout nécessaire d’engager une réforme sur l’offre de soins, la meilleure coordination entre médecine de ville et hospitalière, le renforcement de toutes les actions de précautions et le lancement de programmes de recherche européens pour faire baisser le coût des soins.


Si vous souhaitez adhérer en ligne à l'association Désirs d'avenir  : http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=adhesion

 

Par Daniel Boys - Publié dans : Politique nationale
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Image au hasard

  • kif-4699.jpg

Rechercher

Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus