Editorial

undefined J'ai conçu ce blog comme un outil de proximité et de démocratie, pour vous permettre aussi bien de vous informer sur les problématiques locales et nationales que de m'interpeller sur les sujets qui vous tiennent à coeur.

Après plus de deux ans d'existence, le blog c'est : 100 000 visiteurs uniques, des centaines de milliers de pages lues, près de 400 articles, des centaines de commentaires.

Plus que jamais : intervenez, réagissez, prenez position ! La démocratie, tout comme ce blog, est faite pour ça.

Bonne lecture à vous !

 

Jeudi 8 novembre 2007 4 08 /11 /2007 10:55

 

Par Daniel Boys - Publié dans : Politique nationale
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Jeudi 8 novembre 2007 4 08 /11 /2007 10:36
Ce qui est en train de se passer aux Echos est grave. Voilà un journal dont l'indépendance fonde la crédibilité, un journal qui gagne de l'argent, un journal dont le lectorat augmente.

Il vient de tomber aux mains de Bernard Arnault, la première fortune de France contre l'avis de sa rédaction qui s'est mobilisée pendant quatre mois en dénonçant des risques sérieux de conflits d'intérêt.

Car, comment parler sereinement des activités des multiples filiales du groupe LVMH ? Comment traiter sereinement les résultats des groupes concurrents ? Comment rester politiquement libres alors que Bernard Arnault est un ami intime de Nicolas Sarkozy ?

Parfaitement cynique, l'Elysée a non seulement couvert l'opération mais s'en est réjoui publiquement. C'est une formidable nouvelle pour un journal qu'un industriel achète 240 millions d'euros, c'est un prix très très important s'est réjoui George Marc Benamou le conseiller culture et audiovisuel de Nicolas Sarkozy en reconnaissant, mais sans s'en émouvoir, que oui, il risquait d'y avoir des conflits d'intérêt rédactionnels et éditoriaux.

En même temps qu'il rachète Les Echos, Bernard Arnault vend La Tribune... La première fortune de France s'arroge le droit de restructurer à son avantage le marché de la presse économique. Et le gouvernement ne trouve rien à redire. Quand on lui demande s'il va saisir le conseil de la concurrence pour s'assurer de la transparence de toute cette opération, il élude la réponse.

Quand l'argent, le pouvoir et la presse sont à ce point mélangés, il y a danger pour la démocratie.
Par Daniel Boys - Publié dans : Politique nationale
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Lundi 29 octobre 2007 1 29 /10 /2007 12:11
casque.jpg En raison des travaux sur la ligne, 
les horaires de la ligne 15 sont modifiés 
à compter du 28 octobre 2007 
jusqu’au 7 novembre inclus.
 

Téléchargez les nouvelles fiches horaires
Par Daniel Boys - Publié dans : Vie du blog et divers...
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Lundi 29 octobre 2007 1 29 /10 /2007 11:39

Amigas, Amigos,

Je vous écris de Buenos Aires où je suis arrivée vendredi et où j’ai rencontré Cristina Kirchner, candidate favorite de l’élection présidentielle argentine. Ne soyez pas surpris par la graphie de cette petite lettre depuis l’hémisphère sud : je l’ai tapée pour partie sur un clavier espagnol qui ne comporte pas les mêmes signes et, après transfert sur un “azerty” francophone, les corrections laissent certainement à désirer ¡

Vendredi, donc, arrivée dans cette ville qui est vraiment l’une des plus belles du monde. Les valises sont restées à l’escale de Sao Paulo mais qu’importe ¡ Il faut savoir voyager léger...

J’ai rendez-vous à 17 heures avec Cristina, dans sa résidence privée. Son avance sur les autres candidats est telle que tout le monde la donne gagnante, la seule question étant de savoir si ce sera dès le premier tour ou a l’issue du second.

La campagne s’arrêtant le vendredi, Cristina a prévu de partir jusqu’à dimanche, jour du vote, en Patagonie, la région dont elle a été longtemps l’élue et dont son mari, Nestor Kirchner, a été le gouverneur avant d’être Président de la République argentine. Là-bas, dans la ville de Calafete, a 3.500 km de Buenos Aires, elle a sa maison, ses bases.

Elle a repoussé son départ pour me recevoir et j’en suis très touchée.

Nous nous étions vues en février à Paris lorsque j’étais en campagne, nous avions surtout parlé de la France, je suis heureuse de lui rendre, dans son pays, cette politesse amicale. Cette fois-ci, nous avons surtout parlé de l’Argentine dont je trouve le redressement économique spectaculaire et l’expérience politique de ces dernières années très intéressante dans un monde en pleine recomposition.

Je suis curieuse de voir de plus près comment un pays plein de potentiel mais acculé à la faillite par le dogme du “consensus de Washington” a repris ses affaires en mains en s’affranchissant de cette idéologie ultra-libérale et en redonnant à l’Etat un rôle d’impulsion et de régulation.

C’est un débat qui traverse aujourd'hui toute l'Amérique latine, majoritairement gouvernée à gauche. Des gauches différentes, bien sûr, qui sont loin d'être d’accord sur tout. Mais des gauches qui, pour beaucoup, savant bien que si le marché est un bon serviteur, il est un mauvais maître… Des gauches qui ont tiré les leçons des tentatives de passage en force des années 70 et des coups d Etat qui, sur fond de guerre froide, les ont noyées dans le sang. Des gauches qui ont montré qu’elles sont, plus que la droite, capable d’entraîner l’électorat centriste et de nouer des alliances à vocation majoritaire.

Ces questions, des pays comme l’Argentine, le Chili où je serai demain, le Brésil et bien d’autres se les posent dans ce vaste sous-continent qui est un des laboratoires de notre modernité. Elles nous intéressent directement car ce que nous vivons n’est pas simplement une époque de changements : c’est un changement d'époque. Le monde entier est à la recherche d’un modèle de développement qui conjugue croissance économique, responsabilité et même investissement environnemental, réduction des inégalités et, à l'échelle de la planète, partage plus équitable du pouvoir dans une perspective forcement multipolaire.

J’ajoute que l’Amérique latine s’illustre aussi, ces derniers temps, par l’accès au pouvoir de catégories qui en furent longtemps bannies : les femmes, les Indiens, les syndicalistes, les militants de la “génération sacrifiée” victime de la répression des dictatures militaires. Et se pose, elle aussi, la question des formes que pourrait prendre son intégration régionale et la question du rééquilibrage de sa relation avec les Etats-Unis.

Raison de plus pour aller y voir de près et retrouver Cristina à un moment privilégié où l’histoire est en train de se faire et où nous pouvons parler très librement.

Nous nous embrassons chaleureusement et nous installons côte à côte sur un divan. Je la retrouve comme dans mon souvenir : élégante et déterminée. Je la questionne sur la situation économique de son pays. Nous évoquons la croissance très dynamique de l’Argentine alors qu il y a 5 ans à peine, elle connaissait une crise économique, financière et sociale qui s’était traduite par un effondrement de plus de 11% de son produit intérieur brut, par un endettement record (111 milliards d’euros) sans capacité de remboursement, par une paupérisation massive des couches moyennes et un basculement de 50% de la population en dessous du seuil de pauvreté. Aujourd’hui, la croissance tourne autour de 8%, 2,5 à 3 millions d’emplois ont été recréés, la dette de l’Etat a été restructurée par des mesures rigoureuses qui portent leurs fruits, le prêt jadis accordé par le FMI a été remboursé par anticipation en même temps que le gouvernement de Nestor Kirchner s’affranchissait de cette désastreuse tutelle. La devaluation du peso naa pas debouché sur l’adoption du dollar et, si douloureuse qu’elle ait initialement été, a fouetté l’essor de l’industrie nationale et des investissements en renchérissant le coût des importations.

Bien sûr, Cristina en est très consciente, tout n’est pas réglé. L inflation est forte, les inégalités se sont creusées même si le taux de pauvreté et le chômage ont beaucoup reculé, l’insecurité énergetique reste une faiblesse de l’économie argentine. Comme me l’explique Cristina, le rationnement de l’énergie qu il a fallu imposer aux entreprises après un hiver tres froid, “nous a coûté un point de croissance”. Elle souligne l’importance de cette “équation énergétique” pour l’avenir du pays et ironise sur ceux qui diabolisent Hugo Chavez, le president d’un Venezuela gros producteur de pétrole avec lequel l’Argentine a passé des accords de fourniture : “il faut, me dit-elle en riant, être intelligents ¡” plutôt que dogmatiques, coopérer n’est pas s’aligner et, clin d’oeil aux Européens qui courtisent la Russie, “sur le plan énergetique, Chávez n’est pas pire que Poutine ¡”. Elle souhaite aussi approfondir la cooperation avec le Brésil, premier partenaire énergtique de l’Argentine, et faire valoir aux investisseurs brésiliens que le taux de change leur est favorable.

Quand je l’interroge sur l’inflation, elle reconnait que c’est un vrai problème mais, ajoute-t-elle, “il ne faut pas confondre une inflation sans croissance et une inflation avec croissance, ce n’est pas la même chose”, point de vue certes hétérodoxe pour les adeptes des monnaies fortes a tout prix, y compris au détriment de la croissance et de l’emploi, mais choix politique assumé, même si le gouvernement argentin a gelé les tarifs publics et imposé un contrôle des prix dans la grande distribution. L'évaluation du niveau d’inflation est aujourd'hui vivement débattue en Argentine où certains accusent les statistiques officielles de la sous-estimer. Pour Cristina, le chiffre de 11% d inflation correspond à la réalité. Elle souligne que le chiffre du FMI n’est supérieur que d’un point (12%) et que, “si l’inflation atteignait 20% ou 25%, comme certains l’ont dit pendant la campagne électorale, les gens seraient déjà descendus dans la rue ¡”.

Elle m’explique aussi comment elle souhaite promouvoir, par une négociation tripartite entre l’Etat, les entreprises et les représentants des salaries, ce qu’elle appelle “un nouveau modèle d’accumulation” qui englobe, au delà des salaires et des prix, toutes les dimensions d’une croissance plus équitablement partagée. J y vois des points communs avec ce que, durant ma campagne, j’ai appelé “un nouveau modèle de croissance”.

Visiblement, Cristina n’accepte pas que les grands bailleurs de fonds internationaux ramènent l’Argentine à une situation dont elle s’est arrachée. Elle me dit qu’il n’est pas question, pour elle, d’accepter les conditions mises par le Club de Paris à la renégociation de la dette argentine : l’avis du FMI, c’est à dire le retour sous la tutelle dont l’Argentine n’a eu de cesse de s’affranchir ¡ Ce n’est, me dit-elle, pas admissible économiquement et pas admissible politiquement. L’Argentine a fait de gros efforts de désendettement pour assainir sa situation et récupérer la maitrise de son destin, pas question que le Club de Paris la tire en arrière. Cristina me dit qu elle n’a pas l’intention de se laisser faire, qu’elle est allée discuter avec les Allemand et les Japonais, principaux créanciers de son pays. Elle me dit en riant espérer que Dominique Strauss-Kahn, désormais à la tête du FMI, aura à cœur d’en changer les mœurs et les pratiques impérieuses et ravageuses, son pays en sait quelque chose, pour ceux qui se conforment à ses diktats. Je lui dis que, compte tenu de la personnalité et de l’expérience de DSK, cet espoir me parait fondé.

Nous évoquons également ce préjugé tenace, sous toutes les latitudes, qui veut qu’en matière économique, les femmes politiques soient toujours soupçonnées de moins s y connaitre que leurs homologues masculins. Je lui raconte que c’est arrivé à Angela Merkel jusqu’à ce que les milieux économiques s’aperçoivent qu’elle était fort compétente. Cristina me dit avoir multiplié les contacts avec les chefs d entreprise parce qu’elle sentait bien qu’ils s’inquiétaient de savoir quelle était, sur ces sujets, sa vision des choses. Elle entend poursuivre la bataille pour le redressement économique de l’Argentine que Nestor Kirchner a engagée avec détermination et succès. “Nous avons, me dit-elle, parfaitement intégré les règles macro-économiques de base, cela va de soi. Mais qu’on ne vienne pas me raconter que l’économie est une science exacte, c’est une science sociale et humaine ¡”. Nous nous accordons sur cette idée qu’il n’y a pas de loi d’airain qui priverait la politique de toute marge de manœuvre.

Nous évoquons aussi les perspectives de la croissance mondiale, les déséquilibres de l’économie américaine, les errements du système financier globalisé dont la récente crise des “subprimes” a montré les dangers. Cristina estime que le système a atteint un tel degré de sophistication qu’il échappe a tout contrôle. Les fonds d’investissement, parce qu’ils se soustraient à toute régulation, deviennent un facteur d’instabilité économique, sociale et même politique. Or que se passe-t-il quand une crise se propage ¿ C est l’Etat qui doit limiter les dégâts comme l’a fait, me dit Cristina, le gouvernement anglais en volant au secours d’une de ses grandes banques en perdition. Nous sommes l’une et l’autre bien d’accord que la crise financière de l’été est un avertissement. Il y a urgence à bâtir des mécanismes de régulation. Pour elle comme pour moi, c’est clair : la mondialisation, loin de disqualifier les Etats, appelle de nouvelles formes d’intervention de la puissance publique pour en saisir toutes les opportunités et, en même temps, se protéger des risques d’une financiarisation aveugle et livrée a elle-même.

Au fil de la conversation, nous abordons aussi les questions agricoles, très importantes pour l’Argentine dont les exportations alimentaires (soja, riz, maïs, vin, viande) tirent la croissance, sur fond d’explosion des cours mondiaux et de besoins croissants des marchés émergents de Chine et d’Inde. Cristina a l’habitude de souligner que ces marchés sont une chance pour son pays car il est impossible de ne compter que sur l’Occident “qui exige que nous payons nos dettes mais bloque nos importations en subventionnant sa propre agriculture”.

C’est une question que je me suis souvent posée, je la pose à Cristina : qu’as-tu appris de ton pays au fil de cette campagne ¿ “Je l’ai, me dit-elle, vraiment sillonné dans tous les sens et j’ai découvert en lui, malgré toutes les difficultés qu’il a affrontées et affronte encore, une réserve d’optimisme et une formidable capacité de changement. Un changement qui prend appui sur les résultats de ces quatre dernières années et qui nous pousse à inventer un autre modèle que celui qui a dévasté nos régions et ruiné notre compétitivité. Quand je suis allée, par exemple, dans la région viticole de Mendoza, j’ai été frappée par la rapidité de sa métamorphose : une zone jadis sinistrée par un taux de change peu favorable pour nos exportations et qui est aujourd’hui entièrement reverdie, couverte de vignes qui produisent et exportent un excellent vin”. Pour elle, c’est un exemple parmi d’autres du dynamisme des Argentins et de leur capacité à remonter la pente dès lors que l’Etat lève les obstacles à la croissance.

Nous parlons aussi des questions relatives à la sécurité, qui deviennent, là-bas comme ici, une préoccupation plus forte. Cristina me dit que l’Argentine, comme le Chili et l’Uruguay, jouissent d’un niveau de sécurité appréciable par rapport à des pays comme le Brésil ou le Mexique. Cependant, la société argentine éprouve un sentiment d’insécurité qu’il faut prendre au sérieux et qui a à voir avec l’extrême insécurité sociale des années de crise et avec le trafic de drogue, en particulier d’un sous-produit particulièrement meurtrier de la cocaïne. Je me retrouve dans sa manière d’aborder ces sujets. Sa conviction est qu’on ne peut isoler le traitement de la sécurité du règlement des autres problèmes qui inquiètent les Argentins : “il n y aura pas de sécurité, me dit-elle avec conviction, sans résoudre les problèmes d’emploi, d’éducation, de santé, de justice, de corruption”. Comme moi, elle pense que tout se tient.

Nous parlons de nos expériences respectives de campagne et je lui demande son pronostic. Prudente, elle me répond : “j’ai mené beaucoup de campagnes électorales et je sais qu’on n a jamais gagné une élection avant six heures du soir ¡ Il faut d'abord compter et recompter tous les bulletins de vote avec humilité…”.

Nous plaisantons des remarques machistes que nous avons, l’une et l’autre, essuyées en campagne. Nous nous souvenons d’Angela Merkel et de Michelle Bachelet qui, elles non plus, n'avaient pas été épargnées. Cristina me dit que tout cela l’atteint peu, qu’elle a déjà une longue expérience politique, qu’elle a été élue députée et sénatrice bien avant que son mari soit Président de la République. Elle me dit qu'elle a décidé une fois pour toutes d'être elle-même : une femme politique à part entière, qui assume et sa féminité et sa combativité. Nous tombons d’accord sur le fait que, face à ces combats d’arrière-garde, mieux vaut ne pas s’abaisser à répondre aux attaques.

Je ne peux pas tout vous raconter ici par le menu car, en une heure d’entretien, nous avons parlé de bien des choses : des droits des femmes, en particulier de l’accès à la contraception, du fait que l’Argentine n’est pas un Etat laique au sens où, en France, nous l’entendons, des droits de l’homme et de tout le travail mémoire et de justice accompli sur les années de dictature. De choses plus personnelles aussi, comme la façon dont nos enfants ont vécu nos campagnes. Cela m’a amusée car ce que son fils a demandé une fois à Cristina – “est ce qu’un jour on sera enfin seuls ¿2 -, un de mes fils ou une de mes filles aurait pu me le dire dans les mêmes termes¡

Cristina m’a aussi interrogée sur la France et sur les perspectives de la gauche. Nous avons plaisanté sur l’étrange fascination que semble exercer M. Bush sur un certain type d’hommes politiques européens : Aznar, Berlusconi, auxquels cela n a pas porté bonheur. Un autre aussi, peut-être, plus près de nous... J’ai été frappée de ce qu’elle m’a dit sur la violence du rejet dont les Etats-Unis font aujourd’hui l’objet dans toute l’Amérique latine. Un rejet, selon elle, plus fort encore que celui des années 60 ou 70. C’est le triste résultat de l’administration américaine, alors même que Bill Clinton avait réussi à redresser l’image de son pays.

C’était un échange franc, amical. Je l’ai remerciée d’avoir, dans la dernière ligne droite de sa campagne, pris le temps de cette conversation. Nous nous sommes embrassées et souhaité bonne chance.

J’ai repensé, en la quittant, à cette phrase de Borgès, immense écrivain argentin, dont j’avais emporté un livre et qui exprime “la conviction que le combat peut être une fête”. Cela me va.

J’ai eu, depuis, d’autres passionnantes rencontres que je vous raconterai, notamment avec la Centrale des Travailleurs Argentins, une organisation syndicale indépendante, pluraliste, combative, dont j’ai rencontré la direction nationale, aguerrie dans les années de lutte contre la dictature. Leur démarche d’affiliation individuelle des travailleurs précaires et de ceux de l’économie informelle, très développée en Argentine, m’a paru extrêmement intéressante mais je vous raconterai tout ça un eu plus tard car là, j’ai rendez-vous avec les Mères de la Place de Mai.

Hasta luego ¡


Ségolène Royal

Buenos Aires.

Par Daniel Boys - Publié dans : Politique internationale
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Lundi 22 octobre 2007 1 22 /10 /2007 09:49
Fut un temps, Nounours envoyait du sable aux enfants pour qu’ils s’endorment. Tout évolue. Désormais, c’est Nicolas qui, pour nous endormir à un moment critique pour l’avenir de notre régime de retraite, nous balance son divorce d’avec Pimprenelle. Décidément, on n’arrête pas le progrès !
 
Il est vrai qu’au moment où les médias philosophent tout haut sur l’amour et le pouvoir, interrogations sans doute bientôt suivies par de croustillants articles sur la nouvelle vie de Cécilia, la solitude de Nicolas, la famille recomposée de l’Elysée…, on ne parle pas beaucoup des sujets qui fâchent.
 
Tant mieux pour le gouvernement ! Mais cela suffira t-il pour berner les Français ? Je ne le pense pas. L’écart entre les actes et la réalité est trop important : en s’attaquant aux régimes spéciaux, qui représentent 4 % (!) du déficit des retraites et concernent 500 000 personnes, le gouvernement monte les français contre les autres sans rien régler du vrai problème de la sauvegarde des retraites par répartition.
 
« Ah bon !? Il n’en reste pas moins que les bénéficiaires des régimes spéciaux sont des nantis et que le maintien de cette situation d’inégalité serait indigne » dirait le Président, désormais abandonné à sa solitude dans son trop grand palais du Fauboug Saint-Honoré (Voir Paris Match de la semaine prochaine). Des nantis, vraiment ? A la SNCF, 61,5% des pensions sont inférieures à 1500 euros brut/mois ! Par ailleurs, en 37,5 années de cotisation, un cheminot aura versé 90 000 euros de plus qu’un salarié du privé affilié au régime général.
 
N’y aurait-il pas d’inégalités plus criantes ? Bien évidement et elles ne manquent pas ! La dernière en date, consistant à octroyer 15 milliards de cadeaux fiscaux aux plus riches, sans aucune contrepartie, en est une parmi tant d’autres. La stratégie du gouvernement est connue. Comme son homologue britannique du temps de Thatcher, il vide les caisses, renonce à toutes ses marges de manœuvre, pour mieux se déclarer en faillite et, ainsi, justifier à la population une cure de néolibéralisme.
 
Bienvenue dans le monde merveilleux de Sarkozy.
Par Daniel Boys - Publié dans : Politique nationale
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Vendredi 19 octobre 2007 5 19 /10 /2007 10:31

Monsieur le Président,

Chers collègues,
 
 
Mai 2007, visite du Président de la République et de la Ministre de la Santé à Dunkerque et Zuydcoote ; octobre 2007, nouvelle visite de la Ministre de la Santé à Lille.
 
Autant de visites qui se suivent pour faire le même constat : les indicateurs de santé du Nord Pas-de-Calais sont extrêmement inquiétants.
 
Il est vrai que Xavier Bertrand, Ministre de la Santé, avait fait le même constat en 2005 lors de sa visite dans notre région.
 
Autant de constance dans le diagnostic pourrait nous rassurer s’il était suivi de mesures efficaces pour remédier à cette crise sanitaire qui frappe durement notre région.
 
Une telle lucidité de nos ministres successifs de la Santé et de notre Président de la République rend encore plus insupportable cette situation car c’est en toute connaissance de cause que l’Etat ne nous donne pas les moyens nécessaires pour accompagner les actions volontaristes que nous avons engagés depuis 25 ans en faveur de la santé publique.
 
Derrière la froideur des statistiques, dont la Ministre de la Santé avoue avoir pris connaissance par l’enquête de la Voix du Nord, ce qui laisse rêveur sur le fonctionnement des services de l’Etat, ce sont des hommes et des femmes dont l’espérance de vie est inférieure de 3 ans à la moyenne nationale, ce sont des hommes et des femmes qui ont un taux de surmortalité supérieur de 30% à la moyenne nationale, ce sont des hommes et des femmes qui présentent 22% de plus de cancers du poumon, 81% de plus de cancers des voies aerodigestives, 32% de plus de cancers du sein.
 
Pour compléter, il faut ajouter une démographie médicale insuffisante avec 299 médecins pour 100 000 habitants contre 343 pour la moyenne nationale et 60 spécialistes pour 100 000 habitants contre 88 au niveau national.
 
A ce tableau noir sur le plan régional se surajoutent de graves inégalités territoriales et sociales en matière d’indicateurs de santé et de démographie médicale pour les vieux secteurs industriels comme le Lensois ou le Valenciennois.
 
Tous ces chiffres sont connus, implacables et pourtant nous sommes la région où la dotation par habitant de l’hôpital public est la plus faible de France avec 476 euros contre 525 euros en PACA ou 607 euros en Alsace.
 
Aujourd’hui, après la mise en application en 2005 du plan hôpital 2007, les hôpitaux publics avec 57 millions d’euros de déficit sont au bord de l’asphyxie financière. Les seules réponses proposées par l’Etat sont les suppressions de postes qui contribuent à aggraver encore plus l’accès au soin de notre population. L’équation finale est accablante : nous avons la situation la plus grave et les moyens les plus faibles. 
 
En juin 2007, face à cette situation, notre collègue Cécile Bourdon demandait à Monsieur le Préfet de Région si l’Etat allait nous donner les crédits nécessaires à la bonne santé de nos établissements hospitaliers pour permettre, disait-elle, à notre région de voir l’avenir de façon plus radieuse et surtout que les indicateurs tendent enfin à s’inverser.
 
Avec le projet de loi de finances de la Sécurité Sociale pour 2008, nous avons aujourd’hui la réponse. La création de nouvelles franchises médicales, l’amplification des déremboursements va contribuer encore plus à éloigner des soins une population qui dépense déjà moins que la moyenne nationale : 76 euros de moins dans les établissements hospitaliers et            11 euros de moins chez les médecins et spécialistes.
 
La poursuite de la T2A (tarification à l’activité) certes nécessaire mais mal mise en œuvre amplifiera les déficits financiers des hôpitaux publics auxquels on appliquera une politique drastique de réduction des personnels aggravant ainsi les conditions d’accès aux soins et la qualité du service public de la santé.
 
Le remède que nous propose l’Etat s’apparente à une saignée que l’on ferait subir à un corps déjà anémié. Il y a donc de sa part un cynisme qu’on pourrait qualifier de non-assistance à population en danger sanitaire.
 
Voici ce que nous pouvons espérer de l’Etat qui, aux dires du Premier Ministre, est en situation de faillite et qui par sa politique fiscale de cadeaux aux plus privilégiés continue à se priver des moyens qui lui permettraient de jouer son rôle de péréquation positive en faveur de notre région comme ce fut le cas entre 1997 et 2002.
 
Face à ce désengagement de l’Etat, la Région ne doit compter que sur elle-même et continuer sa politique volontariste pour améliorer la santé de notre population, condition indispensable pour assurer les mutations sociales, économiques et culturelles auxquelles nous sommes confrontés.
 
Avec 20 millions d’euros par an, la Région soutient des programmes ambitieux en matière de prévention, de recherche, de démographie médicale ou de traitement comme le plan cancer. Mais devant un défi d’une telle importance, c’est d’une mobilisation générale dont nous avons besoin.
 
Seuls nous ne pourrons pas tout. A chacun de prendre ses responsabilités, nous avons pris les nôtres.
 
Dans ce ciel noir, j’oubliais, Monsieur le Président, chers collègues, une petite étincelle sous la forme d’une mission confiée par Madame Bachelot à André Flajolet notre collègue pour réduire les inégalités territoriales. Je lui souhaite bonne chance. Je ne mets pas en doute ses capacités à formuler des propositions innovantes, mais je crains que faute de moyens financiers nous n’ayons qu’un catalogue de bonnes intentions. Mais souvenons nous que l’enfer est parfois pavé de bonnes intentions.
 
Merci de votre attention.
Par Daniel Boys - Publié dans : Politique locale et régionale
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Lundi 8 octobre 2007 1 08 /10 /2007 11:12

Petites réflexions . . .

 

Le 3 octobre 2007, le président Nicolas Sarkozy a reçu à l'Élysée Alexis II, le Patriarche de Moscou et de l'Église orthodoxe russe, à l'occasion de sa première visite en France... Et là vous vous dîtes « Et alors ? »


Si ce n’est que la veille, le 2 octobre 2007, Alexis II s'était exprimé devant l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe à Strasbourg. Invité par un député à préciser son point de vue sur l'homosexualité, suite à son opposition à la tenue d'une Gay Pride à Moscou, il a rappelé que même si l'Église orthodoxe russe éprouvait amour et compassion envers tous, y compris les pécheurs, elle considérait la Gay Pride comme une propagande homosexuelle influençant les jeunes au péché. Puis il a ajouté que l'homosexualité était « une maladie et une déformation de la personnalité de l'homme, comme la kleptomanie » , et qu'au même titre que le vol, personne n'avait à en faire la publicité, « surtout vu son influence sur les jeunes ».

Juste après avoir reçu Alexis II, Nicolas Sarkozy a « salué » l'importance de cette visite : « Cette démarche inédite et exceptionnelle est un signe majeur et tangible de la volonté des chrétiens d'Europe de se rapprocher et d'unir leurs efforts, autour des racines chrétiennes de l'Europe, pour construire une société plus humaine... » (Ça doit faire plaisir à Christine Boutin  ça !)

Euh ?? « Une société plus humaine » qui considère l'homosexualité comme une maladie ? C'est une (mauvaise) blague ou quoi ?  Plus loin encore dans le raisonnement sommes-nous encore un état démocratique et laïc ?

C'est en tous cas un bien joli message d'espoir envoyé à tous les homophobes de la planète... Peu importe qu'ils qualifient l'homosexualité de « maladie », ils seront quand même reçus en grandes pompes à l'Élysée... C'est un député du Nord qui doit être content ! Et c’est ce même député du Nord qui pourrait remporter, sous investiture UMP, la Mairie de Tourcoing et faire ainsi virer à droite la communauté urbaine de Lille !

Mais bizarrement aucun « Politique Républicain » ne reprend l’information ! ?

Un oubli ? Ou un désintéressement d’une minorité pas toujours visible (mais qui vote) et à laquelle on ne s’intéresse qu’en période électorale Nationale ?

 

Devons nous repartir en arrière …cette République d’avant François Mitterrand ?

 

Est ce encore le FN le véritable danger aujourd’hui ?

 

A quand le triangle Rose obligatoire ?

Par Daniel Boys - Publié dans : Tribune Libre
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Vendredi 5 octobre 2007 5 05 /10 /2007 14:14

 

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charb2.jpg Charlie Hebdo et SOS Racisme lancent la pétition contre les tests ADN



En instaurant des tests ADN pour prouver une filiation dans le cadre d’un regroupement familial, l’amendement Mariani, adopté par l’Assemblée Nationale, fait entrer la génétique dans l’ère d’une utilisation non plus simplement médicale et judiciaire mais dorénavant dévolue au contrôle étatique.


Cette nouvelle donne pose trois séries de problèmes fondamentaux.

Tout d’abord, des problèmes d’ordre éthique. En effet, l’utilisation de tests ADN pour savoir si un enfant peut venir ou non rejoindre un parent en France pose d’emblée cette question : depuis quand la génétique va t’elle décider de qui a le droit ou non de s’établir sur un territoire ? Au-delà, depuis quand une famille devrait-elle se définir en termes génétiques ? Sont pères ou mères les personnes qui apportent amour, soin et éducation à ceux et celles qu’ils reconnaissent comme étant leurs enfants.

Ensuite, cet amendement fait voler en éclats le consensus précieux de la loi bioéthique qui éloignait les utilisations de la génétique contraires à notre idée de la civilisation et de la liberté.

Enfin, cet amendement s’inscrit dans un contexte de suspicion généralisée et récurrente envers les étrangers qui en vient désormais à menacer le vivre ensemble. Car tout le monde s’accorde à dire que la fraude au regroupement familial ne peut être que marginale au regard des chiffres d’enfants annuellement concernés et au regard de l’absence de raison substantielle qu’il y aurait à frauder dans ce domaine. En effet, quelle étrange raison pousserait les immigrés à faire venir massivement dans notre pays des enfants qu’ils sauraient ne pas être les leurs ? Autrement dit, l’amendement instaurant les tests ADN n’a pas pour fonction de lutter contre une fraude hypothétique mais bien de participer à cette vision des immigrés que nous récusons avec force.

Nous sommes donc face à un amendement qui, sur les plans éthique, scientifique et du vivre ensemble introduit des changements profondément négatifs. C’est pourquoi, nous, signataires de cette pétition, appelons le Président de la République et le Gouvernement à retirer cette disposition, sous peine de contribuer, en introduisant l’idée que l’on pourrait apporter une réponse biologique à une question politique, à briser durablement les conditions d’un débat démocratique, serein et constructif sur les questions liées à l’immigration.

signez la pétition en ligne

Par Daniel Boys - Publié dans : Politique nationale
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Mercredi 3 octobre 2007 3 03 /10 /2007 18:02


L'exposition pharaon
envoyé par daniel-boys


Mon intervention diffusée sur France 3, le mardi 2 octobre 2007.

Par Daniel Boys - Publié dans : Vie du blog et divers...
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Mardi 2 octobre 2007 2 02 /10 /2007 12:00
Oui,  à la santé des habitants de l’arrondissement
 
Nonà l’ambition personnelle

      
Béthune, le 28 septembre 2007
 
L’enquête de la Voix du Nord au début de cette année a montré le retard important pris par la Région Nord-Pas de Calais dans le domaine du droit à la santé.
 
Les aides de l’Etat par habitant sont les plus faibles de toute La France.
 
Grâce à la volonté de Daniel PERCHERON, Président du Conseil Régional, la région Nord-Pas de Calais s’est engagée dans de vastes programmes d’installation de matériels pour combler les lacunes des gouvernements successifs.
Béthune a ainsi bénéficié d’importants financements de la Région pour le TEPSCAN, ce qui a permis au Centre Hospitalier de dégager l’argent nécessaire pour la réalisation du CYCLOTRON indispensable au fonctionnement des TEPSCANS de la Région.
Madame La Ministre était la bienvenue comme son prédécesseur Xavier BERTRAND l’a été, il y a 2 ans.
Nous l’aurions sensibilisé sur les efforts remarquables, voir les sacrifices, réalisés par le personnel depuis 5 ans.
Nous lui aurions demandé de sursoir au gel des 50 postes, à la suppression des 60 contrats CAE ainsi que de très nombreux emplois contractuels.
Nous lui aurions dit que nous souhaitons travailler en partenariat avec les Centres Hospitaliers de Lens, Arras, Douai en promouvant les pôles d’excellence de chacun tout en assurant le rôle d’hôpital général pour son bassin de vie.

Nous lui aurions demandé
suivant une formule chère au Président de la République un traitement inégalitaire positif pour les habitants du Nord-Pas-de-Calais ; c'est-à-dire la suppression de la franchise : médicale, des actes paramédicaux et des transports sanitaires ; renoncer à la taxation des préretraites, du déremboursement des médicaments et du financement intégral des hôpitaux en fonction de leurs activités.
Nous avions beaucoup de choses à dire à Madame La Ministre MAIS le Député ne l’a pas voulu.
Après avoir entraîné La Ministre de la Santé sur un terrain que le Député ne connaît pas c'est-à-dire celui de la population qui souffre, qui réclame justice. Il lui fait faire une retraite en désordre.
 
Chacun doit savoir que le Député, pour sa promotion personnelle, a instrumentalisé la Ministre de la Santé. Celle-ci devant annoncer à Béthune qu’elle lui confierait une mission sur la santé. Ce député est très éloigné des soucis et des inquiétudes des personnels hospitaliers.
 
La Ministre de la Santé, malgré toutes ses qualités ne pouvait apporter des réponses en étant solidaire d’un gouvernement qui fait un cadeau fiscal aux puissants et ne choisit pas la santé.
Tout savoir sur la visite ministérielle, c’est dire que le Député intrigue depuis de nombreuses semaines auprès de la Ministre de la Santé pour obtenir sa venue.
Bien entendu, ni les membres du Conseil d’Administration ni les représentants du Personnel n’ont été informés de cette éventualité, seul l’assistant du Député nous a informés en début de semaine alors que les cartons d’invitation étaient imprimés mis sous enveloppe avec le Président du Conseil d’Administration comme puissance invitante alors qu’il ignorait la visite de la Ministre. Au-delà des principes de courtoisie il faut rappeler que le Centre Hospitalier est un établissement public indépendant de l’Assemble Nationale, que le Député n’est pas habilité à rédiger l’invitation ni à convoquer les membres du Conseil d’Administration.
 
Mettre un ministre dans la difficulté n’est pas glorieux pour le Député.
Faire passer votre intérêt personnel avant celui des malades est inadmissible,
 Quel gâchis Monsieur le Député !
 
Il aurait été si simple comme cela avait été fait lors de la visite du Ministre Xavier BERTRAND, de la préparer en concertation avec le Conseil d’Administration, le Conseil Médical, les représentants du Personnel. Tout se serait bien déroulé. On ne peut bafouer impunément les représentants du Personnel, les Parlementaires, les Conseillers Généraux et Régionaux qui représentent majoritairement les habitants de cette région, et qui auraient été là lors de la visite de Madame la Ministre.
 
Passer en force pour son ambition personnelle mérite un carton rouge, passer en force comme l’annonce le Député en début d’année prochaine moment où nous aurons retrouvé une expression totalement libre méritera l’expulsion du terrain de ce même député.
 
Madame BACHELOT, Ministre de la Santé pour ses qualités personnelles, pour ses responsabilités mérite mieux qu’un député si peu fiable.
Par Daniel Boys - Publié dans : Politique locale et régionale
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