Mercredi 6 juin 2007
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L'ouverture prioritaire du Parti Socialiste aujourd'hui doit aller vers l'adhésion des salariés de droit privé, des chefs d'entreprise (TPE, PME et SCOP) , des fonctionnaires de catégorie C, des commerçants, des artisans et les classes populaires (les ouvriers, les employés....) . Notre Parti ne peut pas continuer à être représenté, à fonctionner depuis des années aussi bien au niveau de nos dirigeants que de nos élus par des universitaires, des enseignants, professions libérales, fonctionnaires de catégorie A ou énarques. Le pouvoir doit être partagé avec d'autres catégories sociales du pays.
Notre Parti aussi doit s'ouvrir encore plus aux citoyens de la diversité (issus de l'immigration, DOM-TOM, harkis, citoyens de plus en plus nombreux nés de couples mixtes, ...) et être à l'image de notre population, un parti véritablement métissé quitte à choquer certains camarades. Sur ce point, de gros progrès restent à faire.
Une large campagne d'adhésion doit être menée pas seulement par Internet, d'autres moyens doivent être trouvés. Tous les citoyens n'ont pas un ordinateur ou s'ils en possédent un ne vont pas sytématiquement vers les les sites politiques.
D'où la nécessité aussi pour notre Parti de créer, nous qui prônons la formation tout au long de la vie, un institut de formation dans chaque département. Cela permettra à tous les militants surtout ceux qui n'ont pas eu la chance pour diverses raisons de suivre des études d'acquérir les connaissances utiles pour exercer un mandat électoral ou un poste à responsabilité au PS. Le Parti Communiste a permis à une époque à des ouvriers, des employés, des agents de maîtrise ou des cadres moyens , après formation, d'exercer un mandat électoral : maire, conseiller général ou député.
En ce qui concerne les classes populaires , nous devons constater le peu de participation des classes populaires dans le milieu politique là où se prennent les décisions car à ce jour la sphère politique est réservée à des gens provenant des couches sociales élevées. Il existe une tendance à vouloir discréditer la valeur de la participation politique des couches les plus populaires.
Une question importante aussi à laquelle le Parti Socialiste doit savoir répondre concrétement pour que ces citoyens de milieu populaire reprennent confiance à nouveau au Parti Socialiste :
Quel avenir professionnel durable pour ces citoyens de toutes origines jeunes ou adultes, femmes ou hommes, de faible niveau scolaire avec sans ou peu de qualification suite aux fermetures d’entreprises, aux délocalisations, à l’informatisation/robotisation/automatisation des emplois qu’ils auraient pu occuper ? Sont-ils condamnés à être toute leur vie érémistes, employés précaires, chômeurs ou finir leur vie comme SDF ?
La MJS doit aussi s'ouvrir vers les jeunes des quartiers populaires, les jeunes des lycées professionnels, les jeunes, salariés, les apprentis ou ceux en contrats de professionnalisation. Cette autre jeunesse souvent oubliée dans nos discours.
Notre Parti après l'analyse rigoureuse et honnête des défaites et des des victoires depuis 1981, de propositions concrétes adaptées à la réalité du vécu de nos compatriotes dans cette mondialisation et de l'Europe et en s'ouvrant à d'autres catégories sociales de la population, sera capable de capter plus du tiers des votants.