Mardi 2 octobre 2007
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Les services publics et la fonction publique font l’objet d’une attaque minutieusement planifiée par le nouveau Président de la République qui en a fait l’un des
thèmes de sa rentrée politique. Sous l’apparence du pragmatisme, la réforme qu’il veut engager est profondément idéologique. Pour lui, moderniser l’Etat, c’est le réduire.
Réagir à une double offensive…
La première offensive est lancée contre les effectifs de la fonction publique dont la réduction est considérée par le Président comme une fin en soi avant même toute
réflexion sur l’évolution des missions publiques et des besoins de la population.
Or, la réduction des dépenses publiques n’est qu’un prétexte. En effet, le non remplacement d’un départ à la retraite sur deux ne procurera qu’une économie annuelle
de 800 millions d’euros, très éloignée des 14 milliards de cadeaux fiscaux aux plus favorisés.
La seconde offensive, lancée lors de son discours du 19 septembre contre les principes du statut général de la fonction publique constitue un danger grave tant pour
les fonctionnaires que pour les citoyens.
En particulier, la suppression du principe du concours, comme mode général de recrutement et la proposition de contrats privés négociés de gré à gré par les nouveaux
entrants, mettra en péril la neutralité et l’indépendance des fonctionnaires. L’individualisation de la rémunération avec l’extension de la rémunération au mérite fera courir des risques
d’arbitraire.
… en vous donnant la parole
D’ores et déjà, la culture du résultat mise en œuvre non en termes d’amélioration de la qualité des services rendus, mais de réduction systématique des coûts, fait
sentir ses effets. Dans nombre d’administrations de l’Etat ainsi qu’à l’hôpital public, les agents doivent remplir leurs missions dans des conditions de plus en plus difficiles.
Que vous soyez agents publics ou usagers des services publics, le Parti socialiste a besoin, pour réagir en termes politiques et reprendre l’offensive, de vos
témoignages, de cas vécus, d’exemples concrets qui montrent que, bien souvent, sous couvert de modernisation, un profond mouvement de dégradation du service public est en cours.
Face à l’offensive dogmatique sans précédent conduite par le Président de la République, avec vous, nous voulons montrer concrètement que moins d’agents publics,
moins de services publics, c’est moins de République.