Editorial

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Bonne lecture à vous !

 

Politique locale et régionale

Vendredi 14 mars 2008

En nous plaçant en pôle position dès le premier tour, à plus de 18 points devant la première liste concurrente, les Béthunois ont clairement exprimé leur volonté de poursuivre le changement mené par Jacques Mellick.

Et c’est vrai que cette ville de Béthune s’est transformée tout au long de ce mandat.
 
Souvenez-vous, en 2002, la ville était surendettée, au bord de la tutelle administrative, et sans aucun projet d’avenir. Aujourd’hui, la ville retrouve ses marges de manœuvres financières, la fiscalité est contenue, le cadre de vie s’est amélioré dans tous les quartiers, les grands projets sortent de terre…
 
En quelques années, les Béthunois sont redevenus fiers de leur ville. Ne cassons pas l’élan.
 
Nous ne nous satisfaisons pas de notre bilan, aussi positif soit-il. Nous sommes les premiers conscients du chemin qui reste à parcourir. C’est pourquoi nous avons travaillé pour vous proposer un projet qui réponde à vos légitimes exigences pour une ville attractive, une ville douce, une ville animée, une ville verte, une ville efficace, une ville solidaire et, surtout, une ville proche de vous et à votre écoute au quotidien.
 
Avec Jacques Mellick et son équipe, vous savez où vous allez. Avec les autres, c’est le grand saut dans l’inconnu.
 
En face, que voit-on ? Un amoncellement d’ambitions personnelles sans aucune cohérence politique. Leur projet ? Critiquer et détruire ce qui a été réalisé. Leur ambition pour Béthune ? Aucune, leur seule motivation est d’abattre le maire sortant.
 
Stéphane Saint-André, c’est le retour en arrière.
 
A la tête d’une coalition faite de bric et de broc, c’est en fait la vieille garde de Bernard Seux qui reviendra aux affaires. On voit ce que cela a donné jusqu’en 2002. Que peut-il ressortir d’une municipalité réunissant des personnalités qui pensent tout et son contraire ? A part des querelles incessantes, des futurs divorces politiques fracassants et une constante inconstance, rien ou pas grand-chose. Béthune retombera immanquablement dans l’inaction, l’instabilité et la léthargie qu’elle a trop connue par le passé.
 
 
Le 16 mars, il n’y a qu’un seul vote sûr, c’est le vote Jacques Mellick.
Par Daniel Boys
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Vendredi 14 mars 2008
Par Daniel Boys
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Jeudi 13 mars 2008

france3.jpg Un débat du deuxième tour entre Jacques Mellick et Stéphane Saint-André sera retransmis ce soir, à 22h30, sur France 3 ou sur internet à l'adresse suivante :

http://nord-pas-de-calais-picardie.france3.fr/info/elections-municipales-2008/

Par Daniel Boys
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Jeudi 6 mars 2008
Par Daniel Boys
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Mardi 4 mars 2008


On s’habitue à tout, parait-il. Mais sûrement pas aux suppressions de postes dans l'académie de Lille. Voilà encore 687 postes d’enseignants qui manqueront à l’appel de la prochaine rentrée scolaire.   

La justification de ce qu’il faut bien appeler une saignée du système éducatif dans notre région est toujours la même. « Les effectifs des élèves baissent, il est donc logique que le nombre des enseignants soit reconsidéré en conséquence» nous explique le Ministère de l’Education Nationale. Sauf que, une nouvelle fois, c’est une équation bien étrange qui est ici appliquée. Une équation dont l’inconnue ne nous est que trop connue :  

- 1,86 % du nombre d’élèves + une bonne dose de sarkozysme = - 2, 54 % d’enseignants. 

Et c’est ce même Ministère qui, dans son indicateur des difficultés sociales, classe notre région en dernière position dans la métropole ! Allez comprendre ! Nous concentrons les problèmes et pourtant, dans le même temps, les moyens nécessaires pour nous en sortir sont peu à peu, année après année, supprimés.  

Les lycées du Béthunois seront tout particulièrement touchés. Blaringhem, Malraux et Yourcenar n’échapperont pas aux coupes sombres. Pour ce dernier, la situation est plus grave encore ; c’est une classe de seconde générale qui sera supprimée mettant ainsi en péril la vocation généraliste du lycée.  

En tant que Conseiller Régional, membre du Conseil d’administration de ces trois lycées, je veux dire ma colère. Il en est assez de ces coups bas envers un territoire qui a besoin d’être soutenu plutôt que d’être enfoncé. Il en est assez de cette politique depuis 5 ans qui, en principe, prône l’éducation et, en réalité, pratique la casse systématique. Il en est assez des cadeaux fiscaux à ceux qui n’en ont pas besoin tandis qu’on demande toujours plus d’efforts à ceux qui manquent de tout.  

Je veux dire aussi aux enseignants ma solidarité. Ce sont eux qui, en première ligne, payent les conséquences des décisions stupides : classes surchargées, heures supplémentaires imposées, politique éducative à l’abandon, budgets en baisse et élucubrations du petit Nicolas en hausse. 

Au final, tout cela nous laisse un goût amer. Celui d'une formidable opportunité gâchée. En effet, le seul maintien des enseignants en place aurait permis à notre région de récupérer, en quelques années, son lourd déficit d’encadrement. En lieu et place, nous devons au gouvernement d’être la région championne toutes catégories des suppressions de postes.  

Il est des podiums où l'on se garderait bien de figurer.

Par Daniel Boys
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Mercredi 20 février 2008

Monsieur le Président, chers collègues,

   La Convention TER 2008 – 2014 trace pour les 7 ans à venir les modalités de mise en œuvre par la SNCF de nos ambitions en matière de transport ferroviaire des voyageurs.
 
Elle confirme ainsi le choix du rail engagé par notre institution depuis maintenant 30 ans. A travers l’offre de service que contient cette convention, ce sont 2 grands objectifs du schéma régional des transports qui sont poursuivis :
 
-        répondre aux besoins de mobilité des personnes dans un territoire où l’extension des aires urbaines intensifie les déplacements pour favoriser l’accès au travail, aux services, aux loisirs et à la culture.
 
-        assurer cette mobilité tout en respectant les principes de développement durable.
 
 
C’est dans cet esprit que le TER est défini comme l’épine dorsale de la mobilité régionale. Dans une région de 200 Kms de long et 100 kms de large, caractérisée par une aire métropolitaine centrale et des territoires dispersés aux identités différentes, structurés autour de villes centres jouant le rôle de métropoles secondaires, unir le territoire par le rail répond à une triple volonté :
 
-        redonner une unité à notre région en désenclavant les territoires isolés par leur maillage avec l’aire métropolitaine.
 
-        répondre par la mobilité des biens et des personnes au désir de redynamisation de ces territoires
 
-        respecter les enjeux du développement durable.
 
C’est donc une région multipolaire qui se construit avec comme objectifs : la réduction des temps de parcours, la capacité et la fréquence. Pour cela il nous faut :
 
-        améliorer l’accès à la métropole lilloise en poursuivant le rapprochement avec Lille des agglomérations éloignées grâce au TER GV.
 
-        accompagner le développement de l’aire urbaine centrale par la mise en place d’un réseau cadencé type RER entre Lille et l’arc sud.
 
-        Favoriser l’accès aux transports en commun dans les territoires et développer l’intercommunalité.
 
-        Développer un système de transport permettant d’unifier l’arc sud en s’appuyant sur le réseau ferroviaire et les transports en commun en site propre.
 
-        Renforcer les liaisons entre les poils régionaux du montreuillois, Arrageois, Ternois, Cambrésis, Valenciennois et Sambre Avesnois.
 
La mise en œuvre de cette stratégie suppose une offre de service adaptée, ce qui est l’objet de la présente convention mais aussi et surtout une modernisation de l’infrastructure ferroviaire condition sine qua none de l’amélioration de l’offre service. 
 
L’exemple du Béthunois / Bruaysis est à cet égard éloquent.
 
Avec le doublement de la voie ferrée entre Béthune et Don Sainghin, la nouvelle convention TER va permettre au Béthunois / Bruaysis d’être mieux relié à la métropole en terme de temps de parcours réduit, de fréquence plus élevée des trains aux heures de pointe.
 
Grâce à la mise en place d’un pole d’échange sur le site de la gare de Béthune, c’est tout un territoire que se trouve désenclavé et irrigué par le dynamisme de la métropole lilloise, ce sont des usagers nouveaux qui délaisseront la voiture au profit des transports collectifs contribuant ainsi au désengorgement routier de la métropole et à la réduction de l’émission des gaz à effet de serre.
 
Mais le levier qui a permis cette amélioration de l’offre de service a été l’engagement décisif de la Région pour réaliser les travaux de doublement sans lesquels rien n’était possible.
 
Vous vous souvenez certainement, trop dirent certains, des débats récurrents dans cette assemblée, de la mobilisation des usagers et des élus locaux pour obliger l’Etat à honorer ses engagements du précédent contrat de plan Etat – Région. Il aura fallu la mise en demeure de la Région pour qu’enfin les moyens de l’Etat soient mobilisés afin de moderniser cette infrastructure qui pénalisait un territoire de 300 000 habitants.
 
Epoque bénie que celle du précédent contrat de plan ou l’Etat, au moins au niveau des ses engagements, avait des ambitions même si les moyens n’étaient pas toujours au rendez-vous.
 
Aujourd’hui dans le nouveau contrat de projet 2007 – 2013 l’engagement de l’Etat sur le volet ferroviaire est réduit à la portion congrue de 122 millions d’euros quand la région, elle, se situe à 841 millions.
 
Avec cette défaillance de l’Etat la Sambre Avesnois, le Saint-polais, le Cambrésis, le Montreuillois et le secteur côtier ne peuvent compter que sur la Région pour désenclaver leurs territoires, retrouver du dynamisme économique et répondre à l’aspiration de leurs populations pour un environnement de qualité.
 
Avec l’emprunt régional de 1 milliard d’euros, la région s’est donnée les moyens de ses ambitions ou mieux encore les moyens pour une ambition de nos populations.
 
Mais le comble c’est que nous sommes victimes de la double peine : nous finançons les infrastructures ferroviaires pour le compte de l’Etat dont c’est la compétence, et RFF nous reloue sans contrôle de notre part les mêmes infrastructures sous forme de mise à disposition des sillons.
 
A l’heure ou la SNCF choisit de réduire le nombre des TGV s’arrêtant à Calais, à l’heure où elle envisage de faire l’impasse sur l’arrêt à Lille des TGV vers Cologne et Amsterdam alors que nous avons participé au financement des infrastructures, il ne faudrait pas que notre investissement devienne un marché de dupes.
 
A cet égard la maitrise des sillons et  le coût des péages seront l’enjeu majeur pour le développement de l’offre de service.
 
Enfin, lors du Grenelle de l’Environnement, l’Etat a annoncé comme priorités la réduction des gaz à effet de serre, le développement des énergies renouvelables et des modes de transports alternatifs au tout routier. Il ne peut laisser les collectivités territoiales seules devant cette responsabilité à moins de penser que l’Etat aurait définitivement baissé les bras pour ne se livrer qu’a de l’agitation médiatique.
 
Comme nous l’avons fait pour l’ANRU, une convention de développement durable avec l’Etat prenant en compte le volet mode de transports alternatifs voie d’eau et voie ferrée serait de nature à afficher une réelle ambition partagée pour un aménagement durable de notre territoire.
 
Je vous remercie de votre attention.  
Par Daniel Boys
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Lundi 18 février 2008
Par Daniel Boys
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Vendredi 21 décembre 2007
Monsieur le Président,
Chers Collègues,
 
 
Vendredi soir, se déroulera la cérémonie de clôture de Valenciennes 2007, capitale régionale de la culture où l’ambition affichée était de faire la culture populaire.
 
Aujourd’hui nous pouvons dire que ce pari culturel préparé en un peu plus d’un an, a été tenu au-delà de toutes espérances, c’est en effet toute une population qui s’est mobilisée autour de ses acteurs culturels pour montrer son désir de renaissance, pour dire que la page du déclin industriel se tournait et qu’un nouvel avenir fait de culture, de savoir, de connaissance était en train de s’écrire.
 
Sans préjuger du succès de la manifestation du 21 décembre, ce seront certainement des milliers de personnes de toutes origines, de toutes conditions sociales, de tous âges qui viendront de tout le territoire pour dire qu’exigence artistique et culturelle peut se conjuguer avec populaire pour peu qu’on s’en donne les moyens.
 
Que le Boulon et son futur centre des arts de la rue et du cirque soit chef d’orchestre de cette manifestation est emblématique du renouveau de ce territoire. Personne n’aurait imaginé il y a 10 ans que Vieux Condé qui cumulait les stigmates de la récession industrielle serait la cheville ouvrière d’une manifestation culturelle de haut niveau dans la ville centre de l’agglomération.
 
Et pourtant dans une même soirée les plus grands noms des arts de la rue, ces nouvelles formes très populaires de pratiques culturelles, cotoiront l’inauguration d’un beffroi contemporain témoignage de l’inscription de la ville de Valenciennes et de l’agglomération dans la modernité.
 
Les 100 000 visiteurs à l’exposition Pharaon, les milliers de spectateurs du Cadre Noir de Saumur, du concert de l’ONL ou de l’exposition des enluminures ne sont que la face émergée d’une forte mobilisation populaire qui a concerné les villes et villages autour de spectacles, d’expositions, de manifestations conçues par les artistes et acteurs culturels du quotidien. Ils ont trouvé là des moyens supplémentaires pour développer leur action en direction des publics.
 
Les 8 millions d’euros de fonctionnement et les 4 millions d’investissement auront été un formidable levier pour structurer un territoire en équipement phares, pour mettre en mouvement toute une population vers un nouvel avenir, pour créer des solidarités culturelles régionales, pour nouer des partenariats fructueux entre acteurs culturels, artistes, acteurs et association d’éducation populaire.
 
Monsieur le Président, Chers collègues, si j’ai choisi d’évoquer la capitale régionale pour présenter le budget culturel 2008 c’est parce qu’elle est représentative des choix de notre politique culturelle en faveur de l’aménagement culturel des territoires et de la démocratisation de l’accès à la culture.
 
Dans une région marquée par l’absence d’une ville au poids démographique écrasant, par la présence de nombreuses villes moyennes au centre de territoires en profondes mutations, aux identités différentes, il nous faut renforcer la centralité des villes. L’aménagement du territoire passe par ce renforcement.
 
A cet égard Lille 2004, Valenciennes 2007 et demain Béthune 2010 contribuent à l’aménagement culturel du territoire qui est facteur aussi décisif de l’aménagement que la politique de l’habitat, des transports ou de l’économie.
 
Ces capitales culturelles permettent à toute une population de se rassembler dans un projet de territoire reconnu au niveau régional, voir national. La fierté d’une population trop longtemps méprisée au cours des périodes du déclin industriel lui permet de relever la tête et regarder l’avenir avec confiance.
 
Au cours de l’histoire il n’y a jamais eu de renouveau des sociétés sans renaissance culturelle. Par notre politique culturelle nous nous inscrivons dans cette logique qui a commencé en 1974 et dont nous sommes les continuateurs.
 
Par les événements culturels majeurs proposés, par la mobilisation de tous les acteurs pour favoriser l’accès à la culture nous relevons aussi le défi de la démocratisation culturelle. En cela nous nous sommes donnés les moyens de « faire la culture populaire », thème retenu pour cette capitale.
 
Bien sûr on pourrait objecter qu’une hirondelle de capitale régionale ne fait pas le printemps culturel, mais le budget 2008 comme les budgets précédents montre la cohérence de nos choix en faveur de l’aménagement culturel des territoires et de la démocratisation d’accès à la culture.
 
Les choix budgétaires 2008 dans une période de maîtrise de nos finances montrent que nous donnons la priorité à la politique des territoires avec une enveloppe de 650 000 euros pour soutenir prioritairement les quartiers populaires des villes centres mais aussi des territoires ruraux.
 
Le soutien à la création artistique et aux structures permet à ceux qui sont les acteurs majeurs de la vie culturelle régionale de trouver les moyens nécessaires à la création sans laquelle nous ne pouvons développer en imaginaire collectif porteur d’innovation et d’avenir.
 
L’action culturelle en direction de notre jeunesse ne se dément pas puisque nous reconduisons nos politiques d’apprentis et lycéens en Avignon ou au cinéma.
 
Dans une période où la Ministre de la culture dans sa lettre de recommandation aux préfets rappelle la nécessité de la rigueur, du gel des crédits, d’exercice contraint, par le conventionnement avec les compagnies nous nous efforçons de sécuriser les structures culturelles et donc l’emploi. C’est à ce prix que les forces vives de notre vie culturelle pourront œuvrer dans le sens des orientations que nous nous sommes données.
 
Je me souviens du scepticisme, des doutes, des critiques pour les choix que nous avons fait en faveur du Louvre Lens ou de la capitale régionale. D’aucuns pensaient qu’il ne s’agissait que de coups médiatiques ou d’opérations de prestiges au détriment d’une action culturelle en profondeur. Non seulement nous avons maintenu voir développé notre budget culture mais avec les crédits supplémentaires pour le Louvre Lens ou les capitales régionales nous nous sommes donnés des moyens nouveaux pour notre ambition d’une culture partagée par tous de manière égalitaire sut tout le territoire régional.
 
Le succès de ce choix ambitieux pour la capitale régionale se mesure aujourd’hui par le regard envieux de beaucoup de villes pour s’inscrire dans ce dispositif dont ils mesurent à juste titre l’effet démultiplicateur.
 
D’autres régions s’intéressent aussi à ce concept de capitales régionales.
 
Monsieur le Président, chers collègues, quelle meilleure reconnaissance pour nos choix culturels que le bonheur d’une population d’un territoire si longtemps décrié, quelle meilleure reconnaissance que les sollicitations dont nous comme l’objet par d’autres grandes régions.
 
Je vous remercie de votre attention.
 
 
Daniel BOYS
 
Par Daniel Boys
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Vendredi 19 octobre 2007

Monsieur le Président,

Chers collègues,
 
 
Mai 2007, visite du Président de la République et de la Ministre de la Santé à Dunkerque et Zuydcoote ; octobre 2007, nouvelle visite de la Ministre de la Santé à Lille.
 
Autant de visites qui se suivent pour faire le même constat : les indicateurs de santé du Nord Pas-de-Calais sont extrêmement inquiétants.
 
Il est vrai que Xavier Bertrand, Ministre de la Santé, avait fait le même constat en 2005 lors de sa visite dans notre région.
 
Autant de constance dans le diagnostic pourrait nous rassurer s’il était suivi de mesures efficaces pour remédier à cette crise sanitaire qui frappe durement notre région.
 
Une telle lucidité de nos ministres successifs de la Santé et de notre Président de la République rend encore plus insupportable cette situation car c’est en toute connaissance de cause que l’Etat ne nous donne pas les moyens nécessaires pour accompagner les actions volontaristes que nous avons engagés depuis 25 ans en faveur de la santé publique.
 
Derrière la froideur des statistiques, dont la Ministre de la Santé avoue avoir pris connaissance par l’enquête de la Voix du Nord, ce qui laisse rêveur sur le fonctionnement des services de l’Etat, ce sont des hommes et des femmes dont l’espérance de vie est inférieure de 3 ans à la moyenne nationale, ce sont des hommes et des femmes qui ont un taux de surmortalité supérieur de 30% à la moyenne nationale, ce sont des hommes et des femmes qui présentent 22% de plus de cancers du poumon, 81% de plus de cancers des voies aerodigestives, 32% de plus de cancers du sein.
 
Pour compléter, il faut ajouter une démographie médicale insuffisante avec 299 médecins pour 100 000 habitants contre 343 pour la moyenne nationale et 60 spécialistes pour 100 000 habitants contre 88 au niveau national.
 
A ce tableau noir sur le plan régional se surajoutent de graves inégalités territoriales et sociales en matière d’indicateurs de santé et de démographie médicale pour les vieux secteurs industriels comme le Lensois ou le Valenciennois.
 
Tous ces chiffres sont connus, implacables et pourtant nous sommes la région où la dotation par habitant de l’hôpital public est la plus faible de France avec 476 euros contre 525 euros en PACA ou 607 euros en Alsace.
 
Aujourd’hui, après la mise en application en 2005 du plan hôpital 2007, les hôpitaux publics avec 57 millions d’euros de déficit sont au bord de l’asphyxie financière. Les seules réponses proposées par l’Etat sont les suppressions de postes qui contribuent à aggraver encore plus l’accès au soin de notre population. L’équation finale est accablante : nous avons la situation la plus grave et les moyens les plus faibles. 
 
En juin 2007, face à cette situation, notre collègue Cécile Bourdon demandait à Monsieur le Préfet de Région si l’Etat allait nous donner les crédits nécessaires à la bonne santé de nos établissements hospitaliers pour permettre, disait-elle, à notre région de voir l’avenir de façon plus radieuse et surtout que les indicateurs tendent enfin à s’inverser.
 
Avec le projet de loi de finances de la Sécurité Sociale pour 2008, nous avons aujourd’hui la réponse. La création de nouvelles franchises médicales, l’amplification des déremboursements va contribuer encore plus à éloigner des soins une population qui dépense déjà moins que la moyenne nationale : 76 euros de moins dans les établissements hospitaliers et            11 euros de moins chez les médecins et spécialistes.
 
La poursuite de la T2A (tarification à l’activité) certes nécessaire mais mal mise en œuvre amplifiera les déficits financiers des hôpitaux publics auxquels on appliquera une politique drastique de réduction des personnels aggravant ainsi les conditions d’accès aux soins et la qualité du service public de la santé.
 
Le remède que nous propose l’Etat s’apparente à une saignée que l’on ferait subir à un corps déjà anémié. Il y a donc de sa part un cynisme qu’on pourrait qualifier de non-assistance à population en danger sanitaire.
 
Voici ce que nous pouvons espérer de l’Etat qui, aux dires du Premier Ministre, est en situation de faillite et qui par sa politique fiscale de cadeaux aux plus privilégiés continue à se priver des moyens qui lui permettraient de jouer son rôle de péréquation positive en faveur de notre région comme ce fut le cas entre 1997 et 2002.
 
Face à ce désengagement de l’Etat, la Région ne doit compter que sur elle-même et continuer sa politique volontariste pour améliorer la santé de notre population, condition indispensable pour assurer les mutations sociales, économiques et culturelles auxquelles nous sommes confrontés.
 
Avec 20 millions d’euros par an, la Région soutient des programmes ambitieux en matière de prévention, de recherche, de démographie médicale ou de traitement comme le plan cancer. Mais devant un défi d’une telle importance, c’est d’une mobilisation générale dont nous avons besoin.
 
Seuls nous ne pourrons pas tout. A chacun de prendre ses responsabilités, nous avons pris les nôtres.
 
Dans ce ciel noir, j’oubliais, Monsieur le Président, chers collègues, une petite étincelle sous la forme d’une mission confiée par Madame Bachelot à André Flajolet notre collègue pour réduire les inégalités territoriales. Je lui souhaite bonne chance. Je ne mets pas en doute ses capacités à formuler des propositions innovantes, mais je crains que faute de moyens financiers nous n’ayons qu’un catalogue de bonnes intentions. Mais souvenons nous que l’enfer est parfois pavé de bonnes intentions.
 
Merci de votre attention.
Par Daniel Boys
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Mardi 2 octobre 2007
Oui,  à la santé des habitants de l’arrondissement
 
Nonà l’ambition personnelle

      
Béthune, le 28 septembre 2007
 
L’enquête de la Voix du Nord au début de cette année a montré le retard important pris par la Région Nord-Pas de Calais dans le domaine du droit à la santé.
 
Les aides de l’Etat par habitant sont les plus faibles de toute La France.
 
Grâce à la volonté de Daniel PERCHERON, Président du Conseil Régional, la région Nord-Pas de Calais s’est engagée dans de vastes programmes d’installation de matériels pour combler les lacunes des gouvernements successifs.
Béthune a ainsi bénéficié d’importants financements de la Région pour le TEPSCAN, ce qui a permis au Centre Hospitalier de dégager l’argent nécessaire pour la réalisation du CYCLOTRON indispensable au fonctionnement des TEPSCANS de la Région.
Madame La Ministre était la bienvenue comme son prédécesseur Xavier BERTRAND l’a été, il y a 2 ans.
Nous l’aurions sensibilisé sur les efforts remarquables, voir les sacrifices, réalisés par le personnel depuis 5 ans.
Nous lui aurions demandé de sursoir au gel des 50 postes, à la suppression des 60 contrats CAE ainsi que de très nombreux emplois contractuels.
Nous lui aurions dit que nous souhaitons travailler en partenariat avec les Centres Hospitaliers de Lens, Arras, Douai en promouvant les pôles d’excellence de chacun tout en assurant le rôle d’hôpital général pour son bassin de vie.

Nous lui aurions demandé
suivant une formule chère au Président de la République un traitement inégalitaire positif pour les habitants du Nord-Pas-de-Calais ; c'est-à-dire la suppression de la franchise : médicale, des actes paramédicaux et des transports sanitaires ; renoncer à la taxation des préretraites, du déremboursement des médicaments et du financement intégral des hôpitaux en fonction de leurs activités.
Nous avions beaucoup de choses à dire à Madame La Ministre MAIS le Député ne l’a pas voulu.
Après avoir entraîné La Ministre de la Santé sur un terrain que le Député ne connaît pas c'est-à-dire celui de la population qui souffre, qui réclame justice. Il lui fait faire une retraite en désordre.
 
Chacun doit savoir que le Député, pour sa promotion personnelle, a instrumentalisé la Ministre de la Santé. Celle-ci devant annoncer à Béthune qu’elle lui confierait une mission sur la santé. Ce député est très éloigné des soucis et des inquiétudes des personnels hospitaliers.
 
La Ministre de la Santé, malgré toutes ses qualités ne pouvait apporter des réponses en étant solidaire d’un gouvernement qui fait un cadeau fiscal aux puissants et ne choisit pas la santé.
Tout savoir sur la visite ministérielle, c’est dire que le Député intrigue depuis de nombreuses semaines auprès de la Ministre de la Santé pour obtenir sa venue.
Bien entendu, ni les membres du Conseil d’Administration ni les représentants du Personnel n’ont été informés de cette éventualité, seul l’assistant du Député nous a informés en début de semaine alors que les cartons d’invitation étaient imprimés mis sous enveloppe avec le Président du Conseil d’Administration comme puissance invitante alors qu’il ignorait la visite de la Ministre. Au-delà des principes de courtoisie il faut rappeler que le Centre Hospitalier est un établissement public indépendant de l’Assemble Nationale, que le Député n’est pas habilité à rédiger l’invitation ni à convoquer les membres du Conseil d’Administration.
 
Mettre un ministre dans la difficulté n’est pas glorieux pour le Député.
Faire passer votre intérêt personnel avant celui des malades est inadmissible,
 Quel gâchis Monsieur le Député !
 
Il aurait été si simple comme cela avait été fait lors de la visite du Ministre Xavier BERTRAND, de la préparer en concertation avec le Conseil d’Administration, le Conseil Médical, les représentants du Personnel. Tout se serait bien déroulé. On ne peut bafouer impunément les représentants du Personnel, les Parlementaires, les Conseillers Généraux et Régionaux qui représentent majoritairement les habitants de cette région, et qui auraient été là lors de la visite de Madame la Ministre.
 
Passer en force pour son ambition personnelle mérite un carton rouge, passer en force comme l’annonce le Député en début d’année prochaine moment où nous aurons retrouvé une expression totalement libre méritera l’expulsion du terrain de ce même député.
 
Madame BACHELOT, Ministre de la Santé pour ses qualités personnelles, pour ses responsabilités mérite mieux qu’un député si peu fiable.
Par Daniel Boys
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