Un congrès pour le Parti Socialiste, un projet pour la France...
Le Congrès du Mans vient de s’achever sur un formidable succès. Ce succès c’est la synthèse des motions du parti, c'est-à-dire l’accord de tous les socialistes sur un texte commun qui préfigure ce que sera notre futur projet pour la France.
La droite n’en revient pas. Beaucoup de ses leaders avaient pourtant parié sur un congrès « règlement de comptes » qui, pensaient-ils, aurait contribué à la désunion de la gauche aux futures échéances électorales. C’était oublier un peu vite la nature du Parti Socialiste, où le débat d’idées prime sur le combat des chefs. Là est toute la différence entre le principal parti de gauche et le principal parti de droite. Le premier propose les bases d’un projet pour la France tandis que le second impose dores et déjà un affrontement de candidats qui n’ont d’autre programme que la surenchère démagogique et libérale.
Le Parti Socialiste n’a pas pour vocation d’être un éternel parti d’opposition, mais un moteur du changement de la société. Telle est notre volonté, telle est aussi notre responsabilité. Alors oui, nos militants peuvent être fiers, dans chaque fédération et dans chaque section, du débat d’idées qu’ils ont souhaité avec raison, discuté avec passion et tranché avec conviction. Ce qui nous sépare n’est rien par rapport à ce qui nous unit, mais chaque militant de notre parti porte en lui la conviction profonde que le socialisme vit avec son temps, qu’il n’est pas figé dans l’histoire et qu’il doit donc se réinventer continuellement pour pouvoir prétendre porter l’espérance de nos concitoyens.
Détruire plutôt que construire, laisser faire le marché, maintenir les inégalités, casser notre protection sociale ou céder aux sirènes lepénistes n’est pas ce que l’on appelle un projet pour l’avenir de notre pays. C’est pourtant ce que les frères jumeaux de la droite nous imposent : une masse d’effets d’annonces qui tiennent plus du marketing que de la confrontation d’idées. Personne n’en est dupe, le seul réel enjeu de cette cacophonie ultra-libérale est de savoir qui deviendra le calife à la place du calife. Notre avons eu raison d’adopter une démarche inverse car si les Français nous attendent, ils attendent nos propositions alternatives et non des querelles politiciennes dont ils n’ont que faire. Ils souhaitent des réponses différentes pour l’emploi, le logement, le pouvoir d’achat, la sécurité, l’Europe...
Pour certains médias, cela s’appelle du nombrilisme. Pour nous, la construction d’une réelle alternative politique ne peut se concevoir sans un travail de plusieurs mois, dont le congrès du Mans a été une étape. Un congrès où toutes les sensibilités se sont exprimées librement et sont finalement parvenues à un accord, qui n’est pas un consensus mou ou un arrangement de façade, mais un socle tout à la fois ambitieux et réaliste à partir duquel tout sera possible.
Redonner à l’Europe sa vocation protectrice en activant un plan de relance européen, lutter contre la précarité de l’emploi, augmenter le pouvoir d’achat des travailleurs (le SMIC à 1500 euros d’ici 2010), empêcher les licenciements abusifs, donner un nouveau souffle à notre démocratie... sont quelques unes des propositions qui devront être affinées dans le cadre de l’élaboration de notre programme de gouvernement.
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