CPE - Communiqué de la section de Béthune du Parti Socialiste
A Béthune, les jeunes se mobilisent contre le « Contrat Premières Embûches »
Depuis plusieurs semaines, jeunes, lycéens, étudiants et salariés se mobilisent pour le retrait du CPE. A Béthune, comme partout ailleurs en France, la détermination des jeunes s’amplifie de jour en jour. Ainsi, depuis ce matin, les élèves de Blaringhem expriment massivement leurs convictions par le blocage de leur lycée. Le Parti Socialiste apporte son entier soutien aux actions menées par les lycéens et étudiants de Béthune. Il dénonce l’entêtement d’un gouvernement aussi sourd qu’aveugle devant la volonté de toute notre jeunesse.
Les jeunes ne veulent pas devenir des intermittents du travail. Le CPE, s’il s’applique, constituera une atteinte inégalée jusqu’ici au Droit du Travail. Ainsi, tous les deux ans au mieux, des centaines de milliers de jeunes passeront de CPE en CPE. Ils seront licenciés sans motif, selon le bon vouloir du patron. Ce Contrat conduira, dans les faits, à une interdiction du CDI aux moins de 26 ans.
Les jeunes savent que le CPE ne créera pas d’emplois. CPE ou pas, les entreprises embauchent lorsqu’elles en ont besoin. Avec le CPE, la différence est qu’elles n’auront plus le moindre intérêt à embaucher en CDI. Au final, la seule chose que créera le CPE pour les jeunes, c’est encore plus de précarité. Le logement, le crédit leur seront fermés. Qui peut croire un seul instant que les propriétaires, même avec le dispositif du Locapass censé garantir la caution du loyer, prendront le risque de louer leur bien à un salarié jetable ?
Le CPE est inacceptable. C’est pourquoi le Parti Socialiste, au côté des jeunes, demande solennellement au gouvernement de retirer son projet.
L’emploi des jeunes doit être une priorité absolue des politiques publiques. Le Parti Socialiste en est conscient et y travaille dans le cadre de son projet de gouvernement 2007-2012. Notre volonté, notre ambition est que chaque jeune trouve sa place dans le marché du travail.
Nous voulons aider les jeunes à s’insérer. Avec ce « Contrat Premières Embûches », le gouvernement de droite de Dominique de Villepin et son représentant local André Flajolet veulent les enfoncer dans la précarité.
Soyons persuadés que dans un an, lors des élections présidentielle et législatives, les jeunes et leurs familles sauront s’en souvenir.
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