Croissance, taux de chômage : concert de louanges pour vrai désillusion
C’est avec force tambours et trompettes qu’a été présentée au public la nouvelle création du prolifique compositeur Dominique de Villepin.
Après « La Grande Illusion » qui narrait l’histoire improbable d’un chef de gouvernement pas au courant des agissements barbouzards de ses propres services, après le flop de son « Sois Jeune et Tais-toi » au printemps dernier, Villepin nous propose un nouvel opéra en un seul acte.
Baptisé « la France va mieux, le chômage baisse, la croissance est de retour » ou « Autosatisfaction », la première a rencontré son public. Dans un Unanime Mouvement Populaire (la salle n’étant ouverte qu’aux abonnés), la performance gouvernementale a été saluée sans retenue. Le jeu des ténors du gouvernement a été particulièrement remarqué par les critiques (certes très autorisées), tant les solistes rivalisaient de superlatifs sur les « très bons chiffres » du chômage.
Hélas, malgré les moyens mis en œuvre, le décor n’a pas tenu deux jours. L’œuvre de Villepin, au vu des chiffres européens, se révèle pour le moins bâclée. Loin de répondre aux attentes, la réalité de la musique gouvernementale n’est composée que de fausse notes : 4éme plus mauvaise performance européenne en ce qui concerne le taux de chômage, croissance en berne.
Villepin et son gouvernement se veulent les chefs d’orchestre de lendemains qui chantent. Mélomanes, peut-être. Mythomanes, sans aucun doute.
Dans tous les cas, ce sont les Français qui déchantent...