En lisant les sondages annonçant un raz de marée conservateur, Nicolas Sarkozy s’en frottait les mains d’avance : en attendant la France, l’Allemagne allait devenir un nouveau laboratoire pour les thèses ultra-libérales qu’il partage avec Angela Merkel, la candidate de la CDU.
Au vu des résultats, les visages se sont figés à droite et se sont ouverts à gauche. Les allemands ont refusé la société froide que voulait leur imposer la future-ex-chanceliére et son mentor Paul Kirchhof ! Avec 34,9 % des suffrages et à seulement 0,9 % de la CDU, le SPD a démontré qu’il existait toujours une alternative sociale au libéralisme. La seule et unique alternative d’ailleurs... car le jusqu’auboutisme de l’extrême gauche risque de conduire à une aberration que constituerait un chancelier de droite pour un pays majoritairement à gauche.
Le nom du prochain chancelier ne sera connu que dans les prochains jours -voire semaines- et les jeux politiques sont grands ouverts. Une chose est sûre : la politique du prochain gouvernement allemand sera empreinte de consensus, loin des fallacieuses promesses de baisses d’impôts (au profit des plus aisés, bien entendu) et autres chimères que certains ont voulu faire gober aux électeurs allemands.
Alors, quels enseignements en tirer pour notre pays ? Je retiendrai celui qui me semble le plus fondamental : l’avenir n’est pas au libéralisme des Thatcher et autre Reagan, mais à une société sociale et dynamique, moderne et protectrice. Cela s’appelle le projet social démocrate...