ÉLECTIONS MUNICIPALES À BÉTHUNE, TOUR D'HORIZON...

Publié le par Daniel Boys

Béthune : cinq hommes – et peut-être une femme –

pour un fauteuil sous le beffroi

 

La Voix du Nord - PUBLIÉ LE 02/11/2013

Par RUBEN MULLER – PHOTOMONTAGE « LA VOIX »

 

 

À cinq mois des municipales, la campagne électorale s’accélère à Béthune. Daniel Boys, Bruno Dubout, Henri-Claude Honnart et Serge Pacheka ont annoncé la formation d’une liste commune. En attendant l’éventuelle candidature de Marie-France Massard, cinq hommes visent la mairie : Stéphane Saint-André, Daniel Boys, Olivier Gacquerre, Pierre-Emmanuel Gibson et Ludovic Pajot. Tour d’horizon.

 

  Cand. Beffroi 2014

 

 

1. À gauche, au moins deux listes d’union


 

Fort de l’investiture socialiste, Stéphane Saint-André (Parti radical de gauche) comptait bien rassembler la gauche sous son aile. Ce rêve d’union a fait long feu, sacrifié sur l’autel du cumul des mandats. Le maire sortant entend rester député de la 9e circonscription jusqu’à ce qu’une loi, contre laquelle il a voté à l’Assemblée nationale, l’oblige à choisir entre le beffroi et le palais Bourbon. Inacceptable pour Daniel Boys (Aujourd’hui pour Béthune demain), Bruno Dubout (Agir), Henri-Claude Honnart (les Gens du Béthunois) et Serge Pacheka (Parti de gauche) qui unissent leurs forces dans la liste Rassemblement à gauche pour Béthune et les Béthunois menée par Boys.

Les socialistes pourraient jouer un remake de l’élection 2008. À l’époque, un certain Stéphane Saint-André s’était présenté contre Jacques Mellick, investi par le Parti socialiste. Le 10 octobre, les militants ont désigné Marie-France Massard tête de liste. Le secrétaire de la section, Jean-Marc Dendiével, réfute l’accord national PS-PRG dont se prévaut Stéphane Saint-André : « Le bureau national désignera les candidats des villes de plus de 20 000 habitants le 7 décembre. » Et après ? « On verra. »

Toujours à gauche, les Verts sont « en phase de réflexion et de négociation » avec les uns et les autres, annonce Joël Caron. Quant aux communistes, ils devraient suivre Stéphane Saint-André dès le premier tour. « Le PS, le PRG et le PC du Pas-de-Calais ont convenu de soutenir les maires de gauche sortants, explique Henri Tobo. Même si nos divergences sont importantes au niveau national, nous devons éviter la dispersion dans les municipalités pour faire face au danger de droite et d’extrême-droite. Mais nous ne sommes pas pieds et poings liés : nous voulons discuter le contenu, notamment sur la fiscalité et la place de Béthune dans l’intercommunalité. »


 

2. À droite, deux cavaliers pour la « reconquête »


 

En 2008, Jacques Mellick avait eu beau jeu de critiquer un maire « élu avec des voix de droite », Stéphane Saint-André ayant été rejoint entre les deux tours par Olivier Gacquerre, tête de liste MoDem, soutenu au 1er tour par l’UMP. Cette cause sera plus difficile à plaider en 2014. Le maire s’est fâché avec son premier adjoint, qui a depuis rejoint l’UDI et mènera la liste de Béthune notre ville en mars. Et l’UMP, qui a modérément apprécié la neutralité de son ancien allié lors des législatives de 2012, fera cavalier seul derrière Pierre-Emmanuel Gibson pour la « reconquête » de Béthune.

 

 

3. À l’extrême-droite, une première et de l’ambition 

 

 

Pour la première fois de son histoire, le Front national présente un candidat aux municipales à Béthune, Ludovic Pajot, 20 ans. Suppléant d’Aurélia Beigneux aux législatives de 2012, le Gonnehemois compte s’emparer des thèmes du Busway, du désendettement et de la fiscalité « insupportable » pour confirmer l’ancrage du parti d’extrême-droite, « troisième force politique à Béthune » (20,93 % au 1er tour de la présidentielle en 2012), entrer au conseil municipal et conquérir des sièges à Artois Comm.

 

La Voix du Nord - Ruben Muller

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article