LIBRE, INDÉPENDANT, DE GAUCHE... ET CANDIDAT À LA MAIRIE

Publié le par Daniel Boys

 

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Daniel Boys, « homme libre, indépendant, de gauche »

... et candidat à la mairie

 

La Voix du Nord du 16 avril 2013 

PAR RUBEN MULLER


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Il l’avait annoncé dès 2010, répété en 2012. Daniel Boys sera bien candidat au poste de maire en 2014. D’ici là, il ne sera pas adjoint.

 

À la suite du remaniement de la majorité, Daniel Boys n'est « candidat à rien ».

En tout cas, pas tout de suite.

Pour 2014, c'est une autre histoire : il réaffirme sa volonté de se présenter aux municipales, « et pas pour jouer les seconds rôles ».


On peut difficilement parler de scoop. Daniel Boys avait annoncé la couleur dès mars 2010, quand il avait pris ses distances vis-à-vis de la section Copernic. «J'étais en désaccord sur les pratiques politiques et les relations entretenues avec la majorité. On faisait passer les intérêts personnels et les réglements de comptes avant l'intérêt de Béthune. » Dans la foulée, il s'était déclaré candidat aux législatives de 2012 et aux municipales de 2014. Avec comme conséquence son exclusion du Parti socialiste. «Je connaissais la règle mais quand on a des convictions, il faut aller au bout. » Une pierre jetée dans le jardin des élus de Béthune notre ville (BNV), que le maire a privés de leurs délégations lors du dernier conseil. «Le désaccord était constant entre eux et Stéphane Saint-André. Je pense qu'il aurait été élégant de leur part de démissionner.»

 

Daniel Boys sollicite donc les suffrages des Béthunois «en homme libre, indépendant, de gauche », conforté par son expérience à la présidence de la commission des finances. «Pendant ces deux mois, tous les groupes ont pu discuter et faire des propositions en toute transparence, en disposant de toutes les informations nécessaires. C'est la méthode que je compte appliquer si les Béthunois me font confiance : transparence, débat démocratique, respect de l'opposition, gestion rigoureuse pour redresser les comptes et rassemblement des énergies pour construire le Béthune de demain. »

 

« Faire de Béthune une ville apaisée »


Surtout, il souhaite «faire de Béthune une ville apaisée. Le désaccord constant entre Saint-André et BNV a paralysé la machine. BNV se gargarise de ses succès dans le domaine sportif mais rien n'a été fait à Léo-Lagrange alors que c'était une priorité. Et si la situation financière ne s'est pas dégradée, elle ne s'est pas améliorée non plus. On a perdu six ans. » Fort de son score «plus qu'honorable » aux législatives - 13 % à Béthune -, et d'une «équipe rajeunie », Daniel Boys n'entend pas «jouer les seconds rôles. J'ai réuni 150 personnes lors de mes voeux, sans autre fonction que celle de conseiller municipal. Elles connaissent mon parcours et mes valeurs, celles d'une gauche humaniste, solidaire, écologiste et ouverte ».


Sans rentrer dans les détails de son programme, il lâche quelques pistes. «Malgré la situation financière très tendue, dont je revendique ma part, Béthune a un potentiel fiscal intéressant et des atouts de ville-centre. Il faut développer le tertiaire et ouvrir l'industrie sur de nouveaux champs », à commencer par le développement durable et ses emplois «non délocalisables ». Il compte aussi sur le canal Seine-Nord pour faire de Béthune l'arrière-port de Dunkerque. «Il faut pouvoir arrêter les barges pour développer le tissu économique. C'est ce qui a fait la richesse de Béthune du temps des houillères. »

 

En attendant, «je ne suis candidat à rien, je ne demande pas à être adjoint de Stéphane Saint-André. J'ai été élu dans l'opposition, j'y reste et je voterai pour ou contre les propositions en fonction de l'intérêt de Béthune ».

 

Pas question non plus de surfer sur la déception du PS pendant la campagne. «On ne peut pas changer en six mois le résultat de dix ans de politique de la droite. Il faut être critique mais solidaire. Je ne tirerai pas contre mon propre camp. » Reste à constituer une liste : «C'est en train de se faire. Je souhaite rassembler largement la gauche. » Il n'est pas le seul.

 

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Publié dans Dans le Béthunois

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