LYCÉE BLARINGHEM : LES OPTIONS RARES ET CULTURELLES DOIVENT ÊTRE MAINTENUES !

Publié le par Daniel Boys

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        Les professeurs du lycée Blaringhem interpellent le recteur sur les marches du théâtre municipal

 

La Voix du Nord - 15/02/2013

 

 

« Recteur, rendez-nous nos heures ! » Sous une pluie glaciale, une trentaine de professeurs et élèves du lycée Blaringhem ont manifesté leur colère hier midi devant le théâtre municipal. La dotation horaire globale octroyée par le rectorat à l'établissement prévoit la suppression de 108 heures de cours par semaine à la rentrée, soit l'équivalent de six postes. Une délégation de cinq professeurs sera reçue cet après-midi au rectorat de Lille.

«On ne se fait pas d'illusions, on sait très bien qu'on ne récupérera pas toutes nos heures , soupire Isabelle Esse, professeur d'anglais et représentante syndicale.Mais il faut assouplir l'enveloppe. Vincent Peillon dit qu'il veut ramener la culture dans les établissements mais ça a un prix. Nous avons des options à connotation culturelle - arts plastiques, théâtre, musique... - mais l'enveloppe est calculée uniquement en fonction des effectifs attendus, sans tenir compte d'options où les élèves sont moins nombreux. »

 

Italien et latin menacés

La dotation proposée ne laisse qu'une alternative : des classes surchargées dans les matières générales ou la suppression d'options rares. «Ça permettrait de dédoubler les classes en langues , reconnaît Isabelle Esse. Mais on ne veut pas sacrifier les options artistiques. On s'inquiète pour nos conditions de travail mais aussi pour la réussite des élèves. » La rentrée s'annonce «compliquée » : «Nous allons perdre nos spécificités. Le latin et l'italien sont clairement menacés. C'est triste d'en arriver là. Je tiens à la culture : on transmet des savoirs mais on forme aussi des citoyens informés et cultivés. »


 Le président de la Ligue de l'enseignement du Pas-de-Calais, Daniel Boys, acquiesce. «Ces options culturelles font l'attractivité des lycées de centre-ville. La culture est un axe de développement du département mais le Louvre-Lens, le théâtre... ne servent à rien si on ne forme pas les jeunes. On ne peut pas accepter qu'on sacrifie ces options sur l'autel de l'austérité. Le système éducatif est un tout. On ne peut pas refonder l'école primaire en l'ouvrant sur la culture et le sport, et tout abandonner dans le secondaire. Ça n'a aucun sens. » RU. MU.


Une délégation d’enseignants sera reçue cet après-midi au rectorat de Lille.

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Publié dans Dans le Béthunois

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