Revue de presse :"Daniel Boys : « Béthune, la ville qui s'invente, c'est du vent ! »

Publié le par Daniel Boys

 

lundi 26.04.2010, 05:02 - La Voix du Nord

 

«Une majorité composite ne peut pas donner une vision cohérente», déclare Daniel Boys à propos des projets urbains.

| ON EN PARLE | « C'est une belle opération de comm'! », juge Daniel Boys. Le conseiller municipal d'opposition et candidat autoproclamé aux prochaines élections municipales revient sur le projet présenté par la majorité : « Béthune, la ville qui s'invente, c'est du vent ! » On l'attendait. Il a juste pris le temps de lire la trentaine de pages donnant un aperçu de la vision de la municipalité à 20 ans, avant de le commenter. S'il ne conteste pas l'idée, l'ancien premier adjoint dénonce « la méthode et le contenu ».

La méthode, tout d'abord. « Nous n'avons eu connaissance du projet que deux jours avant sa présentation (...) Le sujet n'a pas été évoqué en commission "urbanisme" ni en séance plénière du conseil municipal », regrette-t-il. « Une ville, c'est un ensemble d'acteurs », poursuit-il. Et une vision aussi longue vaut mieux « qu'un power point de 13 minutes ».

Sur le contenu, ensuite. Exercice périlleux, voire schizophrène, pour l'ancien membre de l'exécutif. Daniel Boys voit dans cette projection, « de nombreuses réalisations et de projets menés par nous ». Il souhaite donc en revendiquer une part, tout en critiquant l'ensemble. « Les maisons de la rue Danton, tant décriées par Stéphane Saint-André, on les retrouve dans cette vision », se moque Daniel Boys. Et de feuilleter le catalogue. Le Musée ? « Ce n'est qu'un dessin, une ébauche. Qu'elle sera son identité ? » Le port de plaisance ? « Qu'est-ce qu'il y a derrière ? » Le centre sportif ? « Il mérite plus qu'une maison des sportifs. Il n'y a pas d'étude de programmation. » Le quartier de la gare ? « On ne connaît pas l'aménageur ! » Le développement de La Rotonde ? « C'est un projet privé ! Pourquoi donc on le retrouve dans les projets de la ville ? Y a-t-il une zone d'aménagement concertée ? (...) C'est un véritable "blockhaus", une vraie rupture entre le Mont-Liébaut et le centre-ville (...) Il y a une réflexion à mener avec Auchan, mais là, c'est de la démesure ! » Et le financement ? L'urbanisme, l'une des matières préférées de l'ancien enseignant. « Béthune, la ville qui s'invente n'est qu'un projet de points sans liens. Une ville, ce n'est pas une addition de projets urbains, c'est un produit culturel, humain, martèle-t-il. On a l'impression d'un puzzle éclaté ».

Autre défaut de cette vision aux yeux de Daniel Boys, c'est la place de Béthune. « On ne peut pas penser à la ville de demain sans l'agglomération. Là, c'est Béthune, le village gaulois ! », commente-t-il. Autre élément absent, les modes de transports, la place de la voiture... « On ne parle même pas du tramway. Le tram', c'est 250 M E d'investissement, ce n'est pas anecdotique », assure l'élu. Et dans ses critiques, Daniel Boys soulève un point essentiel : le financement. « J'ai calculé : aux 38 M E du plan pluriannuel de financement, il faut ajouter les 27 M E en voirie que va réclamer le projet d'extension d'Auchan, sans les 11 M E du musée d'ethnologie... Il va falloir trouver 76 M E sur 4 ans ! C'est beau de rêver, mais faut-il encore en avoir les moyens ! », tranche Daniel Boys. • DAVID CIERNIAK

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Publié dans Dans le Béthunois

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