Revue de presse : "Daniel Boys, le fidèle second qui veut devenir premier"
mardi 23.03.2010, 05:03 - La Voix du Nord
L'ex-conseiller régional a dit être prêt à représenter la gauche en 2012 et 2014. Une déclaration qui suscite des questions. |
ON EN PARLE | En perdant son fauteuil régional, a-t-il gagné en liberté ?
Dimanche soir, en se ... déclarant prêt à représenter la gauche aux prochaines élections législatives de 2012 et municipales de 2014, le socialiste Daniel Boys a remis en cause le leadership à Copernic. Les attitudes ne trompent pas, Le soir du premier tour, Daniel Boys s'était arrêté à la fédé et au foyer Albert, seul. Copernic était bien sûr sur son chemin, mais davantage comme une étape qu'un point de départ. Du moins pour cette journée-là. Dimanche, re-belote. Mais cette fois, au dépouillement, il n'était pas seul (lire notre édition d'hier).
Vers 20 h 45, l'ex-conseiller régional PS franchit la grande porte rouge, rue Copernic. Bonjour rapide et poignée de main qu'on a connue plus chaleureuse avec Jacques Mellick. Les deux hommes ne s'étaient donc pas croisés lors de cette journée d'élection. « C'est dommage Daniel, il y avait 60 camarades tout à l'heure », lui lance l'ancien ministre alors que Daniel Boys se dirige vers la sortie. Il n'y avait pas 60 verres sur les tables. La rencontre entre les deux hommes fut rapide et distante. Un peu à l'image du soutien qu'à bénéficier Daniel Boys lors de cette campagne électorale.
Cause ou conséquence ? Les avis sont partagés mais beaucoup s'accordent pour dire que c'est sa place de 23e sur la liste PS-MRC-PRG qui est l'élément déclencheur du changement d'attitude de Daniel Boys. Celui-ci n'avait pas caché sa déception dans un premier temps, lorsqu'il a vu son nom en place inéligible. Alors que tous, et surtout ses adversaires politiques lui accordaient un bilan favorable, ses amis politiques ne se sont pas bousculés derrière lui.
C'est aussi un fait marquant de ce scrutin, le peu d'implication de Jacques Mellick. On n'a guère vu le patron du PS local à Béthune ces derniers temps. Il arrivait en retard en réunion et n'a accordé qu'une conférence de presse. Il n'en faut pas plus pour imaginer le début d'une retraite de la vie politique de l'ex-ministre... Daniel Boys, le fidèle second, acceptant de monter au front lorsque son mentor était au chaud, inéligible, pense sans doute qu'il est temps d'être le premier.
Sera-t-il le seul à revendiquer la place ? Certainement pas et surtout pas au PS. « Jusqu'à preuve du contraire, Jacques Mellick (père : NDLR) est toujours le secrétaire de section et la question du leadership ne se pose pas », répondait hier François Queste. Interrogé, le secrétaire adjoint à Copernic qualifiait les déclarations de Daniel Boys, de « prématurées ». Rappelant que le PS fonctionnait avec « des statuts » et qu'il fallait respecter « les processus ». « Daniel a bien travaillé et il est normal d'avoir des ambitions mais ce n'est pas parce qu'il a été candidat aux régionales qu'il le sera automatiquement dans d'autres élections », précisait François Queste. « Il y aura des appels à candidatures en temps et en heure et tous les adhérents du PS peuvent y prétendre », assurait-il. « Certains ont aussi des ambitions mais attendent leur tour », confiait François Queste. • DAVID CIERNIAK
L'ex-conseiller régional a dit être prêt à représenter la gauche en 2012 et 2014. Une déclaration qui suscite des questions. |
ON EN PARLE | En perdant son fauteuil régional, a-t-il gagné en liberté ?
Dimanche soir, en se ... déclarant prêt à représenter la gauche aux prochaines élections législatives de 2012 et municipales de 2014, le socialiste Daniel Boys a remis en cause le leadership à Copernic. Les attitudes ne trompent pas, Le soir du premier tour, Daniel Boys s'était arrêté à la fédé et au foyer Albert, seul. Copernic était bien sûr sur son chemin, mais davantage comme une étape qu'un point de départ. Du moins pour cette journée-là. Dimanche, re-belote. Mais cette fois, au dépouillement, il n'était pas seul (lire notre édition d'hier).
Vers 20 h 45, l'ex-conseiller régional PS franchit la grande porte rouge, rue Copernic. Bonjour rapide et poignée de main qu'on a connue plus chaleureuse avec Jacques Mellick. Les deux hommes ne s'étaient donc pas croisés lors de cette journée d'élection. « C'est dommage Daniel, il y avait 60 camarades tout à l'heure », lui lance l'ancien ministre alors que Daniel Boys se dirige vers la sortie. Il n'y avait pas 60 verres sur les tables. La rencontre entre les deux hommes fut rapide et distante. Un peu à l'image du soutien qu'à bénéficier Daniel Boys lors de cette campagne électorale.
Cause ou conséquence ? Les avis sont partagés mais beaucoup s'accordent pour dire que c'est sa place de 23e sur la liste PS-MRC-PRG qui est l'élément déclencheur du changement d'attitude de Daniel Boys. Celui-ci n'avait pas caché sa déception dans un premier temps, lorsqu'il a vu son nom en place inéligible. Alors que tous, et surtout ses adversaires politiques lui accordaient un bilan favorable, ses amis politiques ne se sont pas bousculés derrière lui.
C'est aussi un fait marquant de ce scrutin, le peu d'implication de Jacques Mellick. On n'a guère vu le patron du PS local à Béthune ces derniers temps. Il arrivait en retard en réunion et n'a accordé qu'une conférence de presse. Il n'en faut pas plus pour imaginer le début d'une retraite de la vie politique de l'ex-ministre... Daniel Boys, le fidèle second, acceptant de monter au front lorsque son mentor était au chaud, inéligible, pense sans doute qu'il est temps d'être le premier.
Sera-t-il le seul à revendiquer la place ? Certainement pas et surtout pas au PS. « Jusqu'à preuve du contraire, Jacques Mellick (père : NDLR) est toujours le secrétaire de section et la question du leadership ne se pose pas », répondait hier François Queste. Interrogé, le secrétaire adjoint à Copernic qualifiait les déclarations de Daniel Boys, de « prématurées ». Rappelant que le PS fonctionnait avec « des statuts » et qu'il fallait respecter « les processus ». « Daniel a bien travaillé et il est normal d'avoir des ambitions mais ce n'est pas parce qu'il a été candidat aux régionales qu'il le sera automatiquement dans d'autres élections », précisait François Queste. « Il y aura des appels à candidatures en temps et en heure et tous les adhérents du PS peuvent y prétendre », assurait-il. « Certains ont aussi des ambitions mais attendent leur tour », confiait François Queste. • DAVID CIERNIAK
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