Revue de presse : "De la gare, Jacques Mellick lance un SOS Béthune en détresse"

Publié le par Daniel Boys

 Mal placés sur la liste de Daniel Percheron, les candidats PS-MRC de Béthune s'appuient sur le bilan du sortant Daniel Boys pour mobiliser au premier tour, se replacer et envoyer un élu à la Région. En plein « déclin », la cité de Buridan en a besoin, jure Jacques Mellick.

Petit café de la gare, hier. Entouré de « ses » candidats, Jacques Mellick n'a pas choisi ce quartier par hasard. « C'est le symbole même du déclin de Béthune ! » Nostalgique, l'ancien maire se souvient de « ses grands projets financés, étudiés et signés » et constate qu'« aujourd'hui, ça continue à être une friche et donne une mauvaise image de Béthune ». La place de la cité de Buridan dans la région, les socialistes béthunois veulent la défendre en gardant un siège dans l'assemblée régionale. Fauteuil qu'il juge indispensable pour compenser un « maire isolé », sans « vision » et même pas candidat. « Malgré toutes ses démarches, multiples et dans tous les sens, il n'a rejoint aucune liste pour ces régionales », raille son prédécesseur .

Seule issue de secours donc, voter PS-MRC-PRG. Sans se disperser au MoDem, au Front de gauche ou chez les Verts. L'UMP ? « Valérie Létard ne va pas mettre en place l'alternative politique, devine Mellick. J'appelle à un vote important pour montrer que la ville veut s'inscrire dans la vision de la région que propose Daniel Percheron et que nous partageons. » Ce dès dimanche pour le grand retour du« vote utile ». A fortiori pour des socialistes sachant l'importance d'un bon score au premier tour alors qu'Isabelle Péru, conseillère générale MRC et, surtout, le conseiller régional sortant PS, Daniel Boys, sont en position inéligible. « Entre les deux tours, tout change », ne désespère pas ce dernier. Et Jacques Mellick, accusé de l'avoir laissé tomber, d'expliquer que « faire une liste, c'est compliqué, il faut des présidents d'agglo, des maires... Les qualités de Daniel Boys ne sont pas en cause ».

Aux indécis, l'ancien ministre rappelle donc le bilan de son fidèle bras droit : le dédoublement de la ligne Don-Sainghin - Béthune, le TEP Scan (pour la détection les cancers), l'ANRU, la capitale culturelle - sur laquelle « Daniel Boys fait un travail de rattrapage en permanence » -, la piscine, la salle des sports du lycée Blaringhem, les lycées professionnels Allende et Malraux. Voter ce bilan, c'est « lancer un signal ». « C'est important de montrer que Béthune a besoin de la Région », martèle Jacques Mellick. Car « on cumule les deux crises ». Nationale et municipale.

CHARLES-OLIVIER BOURGEOT bethune@info-artois.fr La Voix du Nord
Publicité

Publié dans Dans le Béthunois

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article