SUITE D'UN NON-EVENEMENT!
jeudi 26.04.2012, 05:01 - La Voix du Nord
Zéro de conduite partisane pour l'ex-professeur Daniel Boys, ...
ex-conseiller régional, ex-premier adjoint de Jacques Mellick. Avec sa suppléante Monique Dambrune, militante lestrémoise, il s'est fait remettre au pas par l'appareil d'un parti dont il ne revendique pas sur ses affiches mais auquel il a appartenu pendant vingt ans. Et qu'il n'est pas loin de juger un peu ingrat même s'il trouve logique que les règles soient appliquées.
Un coup de téléphone de Catherine Génisson, secrétaire fédérale, l'avait informé que son cas serait examiné par le bureau national du PS de mardi soir. C'est fait, par une décision dont les supporters de François Hollande étranger aux querelles bysantines béthunoises comprendront mal l'urgence en ces temps où il est urgent de serrer les rangs.
« Nous ne sommes pas surpris », réagissaient hier soir en duo à leur local de campagne le candidat réputé dissident et sa suppléante qui, elle aussi, avait eu quelques états d'âme envers la fédération qui lui avait préféré le maire de Sailly-sur-la-Lys lors d'un scrutin cantonal.
« Béthune étant avec Bastia la seule ville de plus de 20 000 habitants administrée par un maire radical, je savais que Stéphane Saint-André obtiendrait l'investiture dans le cadre de l'accord pour les présidentielles. Mais cette perspective, je ne l'ai pas acceptée parce qu'il a fait alliance avec l'UMP aux municipales. On ne peut pas être soutenu par un adjoint UMP et représenter les valeurs de gauche », argumentait-il. Sans attaques ad hominem contre sa famille d'origine qu'il aspire à voir « sortir du jeu morbide et suicidaire des règlements de comptes depuis dix-sept ans. » « Je préfère gagner dans l'indiscipline plutôt que perdre dans la discipline », se justifiait un élu qui s'estime le mieux à même de rassembler la gauche derrière son nom au second tour des législatives. Sans coup de griffe à sa famille d'origine qu'il avait espéré voir aussi mettre sur pied des primaires locales : « J'ai deux adversaires, la droite et l'extrême droite. Je n'ai jamais critiqué personne à gauche.
»
« Le couperet est tombé. La règle est claire. Daniel Boys la connaissait », déclarait hier soir Catherine Génisson sur le plateau de France 3. « Daniel Boys n'en reste pas moins une personnalité importante et impliquée dans la campagne pour François Hollande. » Stéphane Saint-André ne voit évidemment pas les choses du même oeil. Avec sa colistière Annie Van Cortenbosh, drapés dans leur statut de « seuls candidats investis par le Parti socialiste, le Parti radical de gauche et soutenus par François Hollande », il estime que « le bureau national du Parti socialiste a ainsi voulu rappeler que les candidats dissidents qui font le jeu du député UMP sortant perdront systématiquement toute légitimité. » •