Total : l'avenir de la région ne peut pas attendre !
Le groupe Total a reporté une nouvelle fois sa décision quant à l'avenir du raffinage sur le site de la Raffinerie des Flandres à Dunkerque. Un atermoiement qui ne trompe personne.
Si le gouvernement se réjouit, les centaines de salariés présents, et avec eux les élus de la majorité du conseil régional du Nord-Pas de Calais, ne sont pas dupes : le groupe a déjà pris sa décision, mais refuse de l'assumer pleinement. En effet, l'arrêt de maintenance décennal prévu en mars, et d'ores et déjà financé à 80% des 100 millions d'euros budgétés, est repoussé. L'agenda ne permettra plus de programmer cette opération avant octobre, date à laquelle l'autorisation délivrée à Total pour exploiter sa raffinerie devient caduque sans cette opération de maintenance.
Les premières réponses ne sont pas au niveau.
L'implantation d'un terminal méthanier, aux cotés d'EDF, ne constitue pas un nouveau projet industriel.
La création d'un centre d'assistance technique pour le raffinage et d'un centre de formation ne permettent pas d'assurer un emploi à l'ensemble des salariés de Total et à ses sous-traitants.
Que près d'un millier de familles du Dunkerquois voient leur destin suspendu jusqu'à fin juin n'est pas acceptable. Daniel PERCHERON et Pierre de SAINTIGNON, ainsi que les élus régionaux qui accompagnaient les salariés ce jour, Damien CAREME et Wulfran DESPICHT, soutiennent la demande des syndicats d'une table ronde sur l'avenir de la Raffinerie des Flandres rassemblant le gouvernement, le Président de la République, les représentants syndicaux et ceux du groupe, et ce sans attendre. Plus largement, Daniel PERCHERON et Pierre de SAINTIGNON demandent l'organisation immédiate d'une table ronde sur l'avenir de l'industrie dans le Dunkerquois et dans notre région. Le conseil régional qui s'est toujours saisi des difficultés économiques sans attendre ni se dérober ne peut accepter que l'on remette l'avenir de son territoire à demain.