Une leçon internationale pour la gauche française

Publié le par Daniel Boys

Au Portugal, Cavalco Silva, membre du Parti Social-démocrate - un parti de centre-droit, malgré son appellation-, vient de remporter au premier tour l’élection présidentielle. Tandis que la droite partait unie au combat électoral, la gauche ne présentait pas moins de cinq candidats, dont deux du Parti Socialiste.

Bien sûr, le Portugal n’est pas la France. Et pourtant, en 2002...

Au Chili, la gauche unie autour de la candidate du Parti Socialiste, Michelle Bachelet, vient de gagner pour la 4éme fois depuis 1990 la Présidence de la République.

Bien sûr, le Chili n’est pas la France. Et pourtant, en 1997...

La loi d’airain de la gauche, en France comme ailleurs, est ainsi faite : nos succès électoraux sont inversement proportionnels au nombre de nos candidats. Tout le monde le sait. Depuis des décennies nous en faisons l’expérience, tantôt joyeuse lorsque l’unité permet la victoire, tantôt amère lorsque la division amène la défaite.

Une gauche divisée est une gauche qui se trompe de combat. En effet, ses composantes, pour « exister» auprès des électeurs au-delà des différences idéologiques mineures qui les distinguent, en viennent immanquablement à se concurrencer et donc à s’affaiblir mutuellement. Nous en avons eu une illustration particulièrement frappante pendant la dernière élection présidentielle. Mais la division de nos forces n’a pas qu’une conséquence arithmétique, elle a aussi une incidence éminemment politique : les électeurs sanctionnent la désunion.

Une gauche unie, au contraire, c’est l’assurance d’un combat clair contre notre seul adversaire : la droite. Lorsque la gauche parvient à s’entendre autour de propositions communes, comme lors des législatives de 1997, elle apparaît auprès des citoyens comme une véritable alternative progressiste à la droite.

En 2006, à l’approche d’élections cruciales pour notre pays, la gauche devrait plus que jamais méditer cette leçon...

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Publié dans Archives 2005-2009

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E
Le problème du Parti sociliste est actuellement de s'émanciper de la gauche radicale, sclérosée, qui demeure dans le même microcosme et contexte d'après-guerre, incapable de réformer sa pensée pour tenir compte des nouveaux enjeux nationaux et internationaux. La France est le seul pays européen à connaître encore sur son échiquier un parti communiste et une gauche révolutionaire! A quand la rupture pour une gauche de pouvoir et responsable capable d'apporter une réponse crédible et durable, une alternative réelle aux Français? ! En cette période pré-électorale, il est fort à parier que le parti socialiste sera encore l'otage de surenchères sociales stériles qui permettent à un borgne d'être au deuxième tour!
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