PS - Quel candidat pour faire gagner la gauche en 2007 ?
Le Parti Socialiste a fait le choix de la démocratie. Les militants choisiront dans quelques mois la personnalité qui leur paraîtra la plus à même de les représenter et de représenter les aspirations des Français.
Notre candidat devra, à mon sens, répondre à deux conditions sans lesquelles la victoire ne sera possible.
La première condition est d’être capable de porter le projet socialiste auprès des électeurs. Ce projet, nous y travaillons sans discontinuer depuis le Congrès du Mans et, une fois ce chantier achevé, nous aurons plusieurs mois pour le diffuser auprès de nos concitoyens. Notre candidat devra, bien entendu, en être le premier porte-parole. Toutefois, s’il s’agit d’une condition nécessaire à notre future victoire, elle n’est pas suffisante. Notre candidat, s’il sera celui désigné par les socialistes, ne sera pas celui du seul Parti Socialiste mais de la gauche toute entière. Si l’on peut perdre une élection présidentielle au premier tour, on ne la gagne qu’au second. Voilà une de nos responsabilités : faire le choix de celui ou celle qui de par sa personnalité pourra, au-delà de notre seul parti, faire naître le désir d’une alternative. A cet égard, si le rejet de la majorité sortante aura sans doute un effet bénéfique pour notre candidat lors du scrutin, nous ne gagnerons pas que par les seuls errements de la droite. En d’autres termes, non seulement notre candidat devra porter l’alternative mais surtout faire naître ce désir, cet espoir pour cette majorité de Français qui veulent que cela change.
La deuxième de ces conditions est d’être en phase avec la société. L’opinion manifeste aujourd’hui une forte volonté de renouvellement de notre personnel politique. Cette volonté, constante dans le temps, ne doit pas être sous-estimée ou balayée d’un revers de la main. C’est sans doute ici que s’offre à nous une chance historique : en faisant le choix que souhaite notre pays, c'est-à-dire du renouvellement politique, nous offrirons à nos concitoyens un candidat de proximité, qui leur ressemble. Les Français ne veulent plus d’un Président de la République enfermé dans une tour d’ivoire élyséenne, ils veulent un Président proche d’eux et de leurs préoccupations, loin des fastes et des honneurs officiels mais inséré dans la vie, celle qui est quotidiennement la leur.
C’est selon ces deux conditions que les militants socialistes devront choisir parmi les différents « candidats à la candidature ». Quelque soit leur décision, nous serons tous derrière le candidat qui l’emportera. C’est pourquoi, je souhaite que ce choix soit serein et que cette pré-campagne ne se transforme pas en festival de petites phrases assassines ou coup bas, à l’image du spectacle édifiant à laquelle se livre actuellement la droite. Nous sommes tous socialistes, nous nous battons pour les mêmes idées... A nous de montrer que l’alternative à la droite commence aussi par notre comportement interne !