Tribune Libre - Claude Bouchafa : "Les citoyens de milieu populaire"

Publié le par Daniel Boys

Bonjour Daniel BOYS

Je suis militant et membre de la CA de la section François Mitterand à Paris 15ème,  participe aux travaux de la commission nationale de la solidarité urbaine et soutiens le courant Socialisme et Démocratie.

J'ai découvert ton blog sur le site de DSK et vu que tu étais issu d'une famille ouvrière.

Ci-joint mes 3 suggestions concernant les citoyens des quartiers populaires ou de milieu défavorisé vivant en zone rurale et la politique transmises aux principaux dirigeants de notre Parti.

Ce thème m'intéresse pour diverses raisons : mon origine sociale (issu du milieu ouvrier du Pas-de-Calais par ma mère et de l'immigration populaire algérienne de Kabylie par mon père), avoir habité un quartier populaire (les Blagis à Fontenay-aux-Roses 1970- 1982) et habitant aujourd'hui dans un ensemble HLM à Paris, ancien militant Léo Lagrange et UFOLEP dans le quartier cité précédemment où j'avais créé un club de football, d'avoir été confronté moi-même ou par la famille, des amis  à des problèmes comme la pauvreté, le chômage, le racisme, le manque de qualification, l'échec scolaire, l'ennui dans sa cité, la drogue, l'alcoolisme, les relations des jeunes avec les adultes..... Je travaille à l'OPAC de Paris  comme gestionnaire de formation, ayant un niveau d'études de BEPC. J'ai 2 enfants de 16 et 20 ans, ce qui me permet de suivre les problèmes rencontrés par les jeunes.

Mon épouse est originaire aussi du Boulonnais et je suis de près l'actualité du Pas-de-Calais par mon abonnement à La Voix du Nord et autres informations.

 1 - La création d'un thème spécifique "Changer la vie des citoyens défavorisés vivant dans les quartiers populaires ou en zone rurale" dans notre projet.

Nous élaborerons des propositions prises dans leur  globalité  afin de développer efficacement  la politique de la ville, la solidarité urbaine  dont les sujets à traiter seront :

-La  citoyenneté,

-Le logement,

-La sécurité, la violence et la délinquance ont lieu en général  dans les cités ou les établissements scolaires des quartiers populaires et pas à Henri IV, Lakanal ou Jeanson de Sailly.

-La santé,

-La  pauvreté,

-L'emploi (quel avenir pour ces personnes adultes et jeunes sans ou peu de qualification  et de faible niveau scolaire, vu les délocalisations, les fermetures d'usines, l'informatisation/robotisation des emplois qu'ils auraient pu occuper?),

-La vie des jeunes  (la culture, la formation, la solidarité, les loisirs pour répondre à leur ennui ou leur solitude, les études,  le logement et le sport, pouquoi pas  la création spécifique d'un ministère de la Jeunesse),

-Les jeunes en difficulté avec leurs parents, les parents ayant des problèmes avec leurs enfants. Comment pouvoir répondre rapidement avant qu'il ne soit trop tard?

-La réussite scolaire assurée à tous  jeunes. 

-Le combat contre  la drogue et l'alcoolisme,

- Etre heureux dans son quartier ou son village (en finir avec le mal de vivre : le bruit,  la saleté, les immeubles mal entretenus, le sentiment d'abandon...),

-La lutte contre tous les racismes,

-Développer la  vie associative pour  lutter contre la dépression, l'égoisme, l'individualisme la solitude des adultes dont les personnes âgées, ......

-La défense de la laicité,

-Les transports 

Ces propositions devront être novatrices,  réalisables, sérieuses, concrètes, lucides et évaluables. Elles devront prévoir la participation de ces citoyens ouvriers, employés, travailleurs précaires, érémistes, ou chômeur..
Nous mettrons les moyens humains, matériels, et financiers  pour arriver à casser cette spirale infernale de l'échec qui  se transmet de génération en génération pour cette population. Sinon ces citoyens seront manipulés par les candidats du populisme, de la démagogie  et de la xénophobie lors des élections.

Ces citoyens de toutes origines, hommes et femmes, jeunes et adultes, de milieu défavorisé ou modeste  ont le droit de vivre heureux, à l'égalité des chances, à la promotion sociale, à la dignité et au respect. Les socialistes doivent avoir le volonté politique et aussi le courage de changer la vie de ces citoyens.

 2 - La création d'un institut de formation à l'attention des militants avec une priorité pour ceux issus de  milieu populaire

Notre Parti devrait créer un institut de formation dans chaque département qui permettrait aux militants jeunes et adultes, surtout ceux issus de milieu défavorisé ou modeste et de niveau d'études collége ou lycée  de s'approprier "la politique", d'en devenir de véritables acteurs.

Ils pourront acquérir diverses connaissances, l'économie, les finances publiques, la santé, le monde de l'entreprise, le social, la santé et la protection sociale, les  institutions françaises - européennes et mondiales, le syndicalisme, l'histoire du socialisme, etc... de suivre aussi une formation aux techniques de la communication orale (ce qui leur donnerait confiance pour s'exprimer et intervenir en  réunion), de rédiger des tracts, de se former au militantisme....

Ces militants auront le savoir, la connaissance pour accéder à des postes de responsables  dans notre Parti et à se présenter à diverses élections.

Nous démontrerons, alors, concrètement notre capacité à permettre à des citoyens peu diplômés et engagés  d'évoluer intellectuellement et culturellement. Cela  confirmera l'ouverture du Parti Socialiste à toutes les catégories  sociales de notre société dont les couches défavorisées ou modestes.

Il n'est pas facile de s'intégrer dans notre Parti quand on est issu d'un milieu défavorisé et dun bas niveau scolaire. La politique ne peut pas être réservée quaux citoyens qui ont eu  la chance de pouvoir sinstruire. Là aussi nous luttons contre les inégalités, celle-ci étant politique.

 

3 - Le statut d'élu politique.

Créer enfin le statut d'élu politique qui permettra aussi aux citoyens de milieu populaire ou modeste de toutes origines, hommes ou femmes, jeunes ou adultes de s'impliquer réellement à la vie politique et d'accéder à des postes d'élus. On voit là l'intêret de l'institut de formation dans chaque département.
Ce statut pourra les protéger en cas d'une défaite électorale et de pouvoir reprendre une activité professionnelle sans aucun problème de la part de leur employeur.  Car contrairement aux fonctionnaires , il y a une véritable discrimination concernant ces citoyens, salariés du privé, que leur statut empêche de prétendre véritablement à un mandat politique. En cas de non réeélection, ils n'ont pas une protection particulière et peuvent connaître des difficultés lors de leur retour dans l'entreprise ensuite..

 

 

Je te remercie de me lire,

 

Amitiés socialistes

 

Claude BOUCHAFA

Publicité

Publié dans Archives 2005-2009

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article