Sarkozy désavoué par les policiers
Un coup de poignard dans le dos ! Voilà ce que doit ressentir Nicolas Sarkozy à l’annonce des résultats des élections professionnelles dans la police. Contrairement aux idées reçues essentiellement propagées par celui qui se voulait le « premier flic de France », la politique sécuritaire Sarkoziste n’est même pas soutenue par ceux qui sont chargés de l’appliquer.
« Alliance », la succursale syndicale de l’UMP dans
Rien que de bien logique à cela. Les policiers sont les mieux placés pour juger de « l’efficacité » de la politique de la place Beauvau. C’est eux qui payent l’explosion de la violence née des propos et mesures du pompier-pyromane, c’est eux qui subissent la politique spectacle d’un candidat à la présidentielle à presque plein temps et Ministre de l’Intérieur à temps moins que partiel, c’est eux qui constatent, chiffres à l’appui, que la délinquance ne baisse pas mais augmente, c’est eux encore qui savent toute l’aberration qu’a constitué la suppression de la police de proximité.
La poudre aux yeux électoraliste à ses limites. Au fur et à mesure que ses effets s’estompent comme un mirage, les échecs de Sarkozy sautent aux yeux d’un nombre grandissant de Françaises et de Français qui constatent avec effarement qu’ils ont été manipulés par des chiffres tronqués et trompés par des paroles qui n’étaient qu’effets d’annonce.
La confiance se bâtit par des actes. Ceux de Nicolas Sarkozy, depuis 2002 au gouvernement dont près de 4 ans au Ministère de l’Intérieur, n’ont pas convaincu les policiers. Ils ne convaincront pas plus l’ensemble des Françaises et des Français qui voteront le 22 avril prochain.