Cadence Innovation doit vivre

Publié le par Daniel Boys

Logo de Cadence Innovation L’industrie automobile se porte mal. Au cours de l’année 2006, les marques Françaises ont enregistré une baisse de près de 4,2% de leurs ventes de voitures particulières et véhicules utilitaires légers sur le marché national. A qui la faute ? A un marché saturé, à la concurrence des marques étrangères à moindre coût qui ont globalement progressé sur cette même période et, selon les analystes, à l’inadéquation des produits de nos marques nationales à leur propre marché.

Lorsque nos constructeurs vont mal, ce sont aussi leurs sous-traitants qui trinquent. Notre région, où le secteur automobile est particulièrement présent, subit aujourd’hui de plein fouet cette crise structurelle du marché.

Les plans sociaux se multiplient chez les équipementiers du Nord Pas-de-Calais. Dernier en date : celui du plasturgiste Cadence Innovation, dont la mise en redressement judiciaire menace l’emploi des 436 salariés du site de Nœux-les-Mines.

Le 21 décembre prochain, le tribunal de commerce d’Evreux statuera sur le projet de reprise du site de Noeux par Faurecia. Ce projet, accepté par les partenaires sociaux, prévoit le maintien de la moitié des effectifs sur le site, tandis que les personnels licenciés bénéficieront d’un plan social en partie financé par le Conseil Régional du Nord Pas-de-Calais.

J’ai souhaité, par ma présence à la manifestation du 6 décembre, apporter mon soutien aux salariés de Cadence Innovation et, plus largement, aux salariés du secteur automobile de notre région.

Cadence Innovation, repris par Faurecia, doit vivre. Pour cela, une véritable politique industrielle novatrice doit animer les repreneurs. Nous ne concurrencerons pas les plastiques des pays à bas coût de main d’œuvre sur le seul terrain de la productivité. Nous devons, au contraire, miser sur ce qui fait notre différence. Notre plasturgie se développera en faisant le choix de l’innovation et  de la haute technologie, à l’image du textile à Roubaix qui a retrouvé un nouveau souffle par le biais, notamment, de la création d’un pôle de compétitivité.

Faire le choix de l’anticipation, c’est refuser ce fatalisme par lequel trop de patrons justifient leurs erreurs industrielles, leurs sous-investissement chroniques, leurs plans sociaux à répétition. C’est à cette condition, avec la collaboration de tous, entrepreneurs, salariés, Etat, collectivités locales, que nous développerons dans notre région du Nord Pas-de-Calais une industrie enfin synonyme de création d’emplois.

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Publié dans Archives 2005-2009

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