La taxe d’habitation du logement vacant à Béthune
En 2007, près de 1500 logements étaient vacants à Béthune. L’instauration de la taxe d’habitation sur les logements vacants (THLV) était nécessaire afin d’endiguer cette tendance. Cette THVL en taxant les logements vacants depuis plus de 5 ans a pour objectif de favoriser leur retour sur le marché immobilier. La hausse de logements disponibles permet ainsi de loger un plus grand nombre de familles et contribue donc à résoudre le problème du manque de logements dans le Béthunois.
Par la hausse du nombre de logements disponibles, on peut espérer une légère réduction des prix immobiliers par le jeu de l’offre et de la demande. Son instauration à Béthune fut donc une avancée positive dans la résolution de la crise du logement. Cependant, les effets de la THLV sont plus limités que ceux de la taxe sur les logements vacants (TLV) qui permet de démarrer la taxation de la vacance après deux ans seulement au lieu de cinq pour la THLV. C’est pourquoi, il est nécessaire d’améliorer le dispositif de la THLV en réduisant le temps de vacance avant taxation afin de rendre plus efficace ses effets.
Cependant, certains propriétaires préfèrent payer la THLV au lieu de remettre à la location ou à la vente le logement vacant. Le paiement de cette taxe constitue un premier biais de financement pour résorber l’habitat insalubre. Les recettes de la THLV doivent donc être consacrées à rendre salubres les logements les plus insalubres du parc immobilier de Béthune.
C’est pourquoi, les institutions décentralisées doivent prendre le relais pour aider les plus précaires à avoir accès à des logements décents. Depuis 2001, les aides au logement comme l’APL ont perdu 12.5% de leur effet, mettant les ménages les plus précaires dans une difficulté supplémentaire pour se loger. Des logements décents doivent être fournis à un coût supportable pour ces ménages. Ainsi, avec la proposition dans le projet du PS d’instaurer un bouclier logement, les ménages ne devraient pas avoir à dépenser plus de 25% de leurs revenus pour se loger.