Revue de Presse : "Cinq ans après Ségolène, Martine : Daniel Boys (PS) préfère les femmes"

Publié le par Daniel Boys

lundi 06.06.2011, 05:05  - La Voix du Nord

 En 2008, Daniel Boys accueille Martine Aubry à Chocques avant le congrès qui fit de la maire de Lille une 1re secrétaire.PH. ARCHIVES  
En 2008, Daniel Boys accueille Martine Aubry à Chocques avant le congrès qui fit de la maire de Lille une 1re secrétaire.PH. ARCHIVES

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Ça n'est pas vraiment une surprise. Il n'empêche, à trois semaines du dépôt des candidatures à la primaire du Parti socialiste, et alors que le favori DSK - dont il n'était déjà pas adhérant du fan-club comme une partie de la section Copernic - est hors jeu, Daniel Boys mise sur la première secrétaire du PS. Sauf qu'elle ne s'est pas encore déclarée ?

 

Qu'importe, « il est important qu'elle sache que des gens la soutiennent ». Et si Martine Aubry ne l'attendait sans doute pas pour se lancer, à Béthune, outre un conseiller municipal d'opposition en disgrâce chez des mellickiens globalement allergiques à Martine, c'est aussi la dizaine de militants socialistes, souvent jeunes, adhérents de l'association Aujourd'hui pour Béthune demain, qui croient en elle. Et le disent en renfort d'un homme que ses détracteurs disent esseulés. « La politique est une mise en scène permanente », se marre Boys lorsqu'on lui fait remarquer qu'il sort très entouré.

 

Ce pour profiter de l'instant Martine Aubry (ou le créer), trois ans après avoir signé sa motion précédant le calimiteux congrès de Reims qui fit de la maire de Lille une première secrétaire. Ce déçu du ségolénisme - il était porte-parole de Royal en 2007 - reconverti aubryiste explique son soutien par plusieurs raisons. « Elle a su pendant trois ans remettre le PS en ordre de marche, élaborer un projet qui prend en compte les sensibilités du PS. Un projet équilibré, rassembleur, voté à 95 %. Elle est donc la mieux à même de le porter. » Lui qui la voit aussi comme crédible pour « assurer la transition sociale-écologique », qui la présente comme « une femme de caractère, de convictions », « qui travaille à Lille avec des élus verts ». Convaincu aussi qu'elle a la capacité à faire sortir la France du tout nucléaire. Boys rappelle encore qu'Aubry, c'est des avancées sociales : « les 35 heures, CMU, les emplois jeunes ».

 

Et puis, c'est une femme. Plus qu'un atout, un symbole fort : « À l'occasion de l'affaire de DSK, on a entendu le pire qu'on puisse entendre, même à gauche. Le premier respect qu'on puisse avoir est vis-à-vis des femmes. » Cherche-t-il ainsi le bon wagon alors que la gauche n'a pas de candidat naturel pour les législatives 2012 ? « J'ai déjà annoncé ma candidature », coupe court un homme aux entrées fédérales limitées. Il devrait être candidat, qu'il soit investi ou non, avec ou sans lilloise à la présidence. • CH.-O. B.

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