Lettre de Daniel Boys aux Béthunois

Publié le par Daniel Boys

Lors du vote du budget 2010, j’avais dénoncé un budget manipulateur et je disais que dans les mois à venir la majorité serait rattrapée par la dure réalité des chiffres.

Les béthunoises et les béthunois, en s’acquittant de leurs impôts locaux qui ont augmenté de 2,98 % se rendent compte que ma mise en garde était fondée. Ils payent le résultat de 3ans de mauvaise gestion avec le sentiment amer d’avoir été trompés par une majorité qui n’a pas respecté ses promesses de gel des impôts mais surtout d’avoir été manipulés par cette tentative ,que j’avais dénoncé, de faire porter par le SIVOM une hausse dont elle porte l’entière responsabilité.

Pendant 2 ans, grâce au matelas financier que nous avions laissé, les impôts ont pu être gelés, mais pendant ce temps les dépenses de fonctionnement n’ ont pas cessé d’augmenter pour des manifestations dont les béthunois doutent de la pertinence et de la nécessité.

Une fois le matelas épuisé, les lignes de trésorerie et les emprunts n’ont pas servi à financer des équipements ou des aménagements porteurs de développement , d’emplois ou de qualité de vie , mais ont été utilisés pour cacher la fuite en avant d’une municipalité qui dépense sans compter à défaut d’avoir des projets pour sa ville et ses habitants.

Mais le pire est devant nous car la situation financière de la ville est catastrophique. Comme je le soulignais lors du budget 2010, après avoir usé et abusé de toutes les ficelles pour cacher cette gestion irresponsable , la majorité devra augmenter d’environ 15% les impôts de 2011.Même si le désengagement de l’état, que je condamne, est réel, il ne viendra qu’aggraver une situation dont l’entière responsabilité incombe à une majorité qui porte en elle-même par son manque d’unité et son manque de vision les germes de son échec.

A mi-mandat, les béthunois font le constat cruel que leur quotidien ne s’améliore pas, que leur ville se vide des commerces qui font son attractivité, que leur ville s’efface du paysage régional, spirale du déclin qu’ils doivent malgré eux accompagner par une hausse de leurs impôts locaux.

Je ne me réjouis pas de cette situation qui affaiblit Béthune, qui affaiblit nos entreprises et nos commerces, qui affaiblit l’arrondissement et qui pénalise encore un peu plus les populations déjà fragilisées socialement par la crise et la politique d’austérité de Nicolas Sarkozy.

Daniel Boys

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Publié dans Dans le Béthunois

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