Revue de presse : "Après les cantonales, les législatives : le choix épineux du parti de la rose"
mercredi 30.03.2011, 05:05 - La Voix du Nord
Raymond Gaquère et Alain Delannoy comptent sur le soutien de Copernic. S.Saint-André et Daniel Boys le chercheront ailleurs.
| VIE POLITIQUE |
Raymond Gaquère, Alain Delannoy, Daniel Boys, Odette Duriez, Jacques Mellick fils... Après deux échecs à Béthune aux législatives, qui portera les couleurs du PS en 2012 ? L'investiture peut-elle être offerte à un dissident devenu maire ? Bienvenue dans la rubrique politique... béthunoise.
PAR CHARLES-OLIVIER BOURGEOT
Il s'y voit, beaucoup. « Moi, j'y serai », se marre Daniel Boys alors qu'on lui suggère un futur affrontement avec le conseiller général qu'il vient de féliciter. « Chaque chose en son temps », répond Alain Delannoy avec le sourire de celui qui s'y voit un peu. « Il faut prendre du recul et de la hauteur », lâche Raymond Gaquère. Dans son fief de La Couture, il fait mine de ne pas trop s'y voir.
Il a pourtant prononcé un discours digne d'un candidat à l'investiture, annonçant vouloir « (s')investir à Béthune ». Face à notre insistance, il nous promet : « On se reverra ».
Ces trois-là y pensent en se rasant. Depuis longtemps. Les conseillers généraux déjà en 2007, Delannoy ayant même candidaté. Et la place de représentant de la gauche est libre dans la circonscription. Boys le sait. « Daniel y pense. Il part de loin », confiait, il y a peu, Jacques Mellick, sourire narquois. Car une chose est à peu près certaine : l'ancien ministre ne soutiendra pas son ancien premier adjoint. Qui alors, sachant que lui n'ira pas ? Odette Duriez ? Elle a décliné, pensant au Sénat et citant récemment l'« excellent mandat » de Gaquère.
Or, « dans la mesure où il n'y a pas de sortant, il faut mettre une femme en priorité », précise François Queste, secrétaire de section. Mais qui souhaitera revivre le sort de Corinne Lherm, ancienne adjointe de Mellick, candidate éphémère de la 9e, contestée à l'époque, notamment par la section du Bas-Pays ? Elle devait finalement se retirer au lendemain de la présidentielle. « À la demande express de Serge Janquin et Daniel Percheron », selon François Queste. Jacques Mellick prenait alors le costume du sauveur... avant de perdre une deuxième fois - première comme titulaire - contre André Flajolet.
Reste aussi le cauchemar de Copernic. La désignation de Stéphane Saint-André (PRG) - qui s'y voit sans trop le dire - comme candidat de la gauche au nom des alliances. « Il se peut très bien qu'il y ait des accords nationaux, consent Queste. On verra... Ce serait compliqué... »
On devrait alors compter les dissidents. Il se murmure d'ailleurs que Boys partirait, quoi qu'il advienne. Le socialiste Bernard Levisse est convaincu qu'il n'aura pas le choix et le regrette : « C'est le seul à pouvoir rassembler toute la gauche. » Lui fait partie de ceux, nombreux, croyant dur comme fer à un ultime scénario. Celle d'une candidature de Jacques Mellick fils dans la dernière ligne droite. Si discret depuis des mois, il profiterait d'une victoire de DSK, dont il est un fidèle, pour enfiler le costume de candidat. L'intéressé nie : « J'aspire à la candidature d'Odette Duriez puisqu'elle n'a plus de circonscription. Et puis, on a déjà trois conseillers généraux à Béthune (avec Isabelle Péru)qui pourraient faire de bons candidats. » À l'entendre, il ne s'y verrait donc pas du tout. •