Revue de Presse : "Gagnant ou perdant, ce carré d'élus qui a fait l'année"
dimanche 02.01.2011, 05:03 - La Voix du Nord
Dans la classe politique du Béthunois, quatre personnages incarnent, à nos yeux et à leur façon, une année 2010 marquée notamment par les régionales.
PAR ELSA LAMBERT-LIGIER ET CHARLES-OLIVIER BOURGEOT
bethune@info-artois.fr
1 Odette Duriez, future sénatrice ?- Victime du redécoupage électoral, la députée-maire socialiste de Cambrin perd la 11e circonscription. En « réparation », elle est 4e sur la liste emmenée par Daniel Percheron aux sénatoriales de septembre 2011. Une place éligible mais qui ne lui garantit pas à coup sûr d'être sénatrice.
Si Odette Duriez a fait parler d'elle en 2010, c'est aussi parce que l'A24, arlésienne depuis 40 ans, est enterrée. Surprise et soulagement pour l'élue PS dont la commune aurait pu être traversée par cet axe routier. Au sein du conseil général, où elle est également élue, elle travaille au projet de déviation de la RD 941, reliant Béthune à La Bassée, très engorgée. Reste à définir le tracé. Pas une sinécure !
2 Daniel Boys, l'affranchi.- Les élections régionales lui ont été fatales. À cause d'un manque de soutien durant la campagne, de sa 23e place sur la liste PS-MRC-PRG ou bien a-t-il payé la situation béthunoise confuse ? Il perd son siège de conseiller régional - et Béthune son unique représentant - mais pas son énergie. Déçu mais pas défait. Dès le soir des élections, il annonce sa candidature pour les législatives de 2012 et les municipales de 2014. Une annonce fracassante. En prenant son indépendance avec Jacques Mellick, une page se tourne. L'ancien enseignant ne renie pas pour autant son passé. « J'ai participé à la création de très belles choses à Béthune mais je veux exister politiquement avec ma sensibilité. » Il concrétise son émancipation par la création, début décembre, d'une association : « Aujourd'hui pour Béthune demain », avec 80 adhérents du PS et de la vie civile. Il siège toujours aux côtés de Jacques Mellick au conseil municipal mais dorénavant, chacun vit sa vie... politique.
3 Alain Wacheux « transporté » à la Région.- En figurant en 3e position sur la liste PS-MRC-PRG du Pas-de-Calais, derrière les deux poids lourds Daniel Percheron et Catherine Génisson, en obtenant la vice-présidence des transports au conseil régional, le président d'Artois Comm. Alain Wacheux est le grand gagnant politique du Béthunois.
Une année qui serait toute rose si le débat sur le tramway, projet qu'il soutient mordicus, n'avait pas déclenché en fin d'année une grande controverse au sein de la population. Malgré l'« appel des 11 » des maires directement concernés par le tracé, les élus du groupe socialiste commencent à grincer ouvertement des dents.
4 André Flajolet perdu à double titre.- Le député UMP de Béthune a connu des années bien meilleures. Deux revers l'ont marqué.
Celui des régionales n'est pas une grosse surprise, mais l'ampleur de l'échec - s'il est réélu, la droite finit derrière le FN dans le Pas-de-Calais - si.
Elle plombe la tête de liste dans le département. Et laisse des traces. La preuve en novembre, André Flajolet perd de quelques voix la tête de la Fédération UMP. Il paierait une trop grande ouverture aux régionales.
Entre deux, il se distingue à l'Assemblée nationale par une proposition de loi visant à créer une allocation de solidarité pour l'eau. Elle a été renvoyée vers la commission des affaires économiques. •