Revue de Presse : "Daniel Boys moque les leçons d'opposition de Bernard Seux"

Publié le par Daniel Boys

mardi 28.12.2010, 05:03  - La Voix du Nord

 

On les voit encore ces deux-là distribuant à nouveau des tracts ensemble pendant la campagne des régionales. ... L'un, Bernard Seux, si heureux de revenir parmi ses anciens camarades de la Rose, l'autre, Daniel Boys, défendant sa place de conseiller régional. Le premier se rapprochait de Jacques Mellick pendant que l'autre s'en éloignait. Et puis, mercredi, l'un menait la mutinerie pour priver l'assemblée municipale de quorum tandis que l'autre refusait de le suivre. Le premier laissait alors entendre que le second avait rejoint la majorité. Une insinuation que Daniel Boys a peu appréciée, a fortiori venant d'un ancien allié du maire.

 

L'ex-conseiller régional nous le faisait savoir hier au Chantilly, café sur la place de la Communication, au Mont-Liébaut. Un choix symbolique. « Pourquoi choisir (ce) quartier ? Parce qu'il me tient à coeur depuis longtemps », rappelle celui qui y a commencé son action militante. Surtout : « Je trouve que c'est un quartier laissé à l'abandon. Et la population me le dit »,lâche-t-il entre deux pinces serrées. « Cette année, ça a été le summum avec l'absence d'illuminations de Noël. Je veux bien qu'il y ait une raison technique, mais ils ont quand même bon dos, les candélabres », tacle-t-il, sans avoir à dépoussiérer sa panoplie d'opposant.

 

Ensuite, Boys est revenu sur l'« affaire » de mercredi. « Je suis resté parce que la place d'un élu est dans les instances dans lesquelles il a été désigné. » Et de souligner au passage que du temps de Jacques Mellick, la majorité n'a pas toujours eu le quorum à elle seule, de rappeler surtout que l'opposition a « des choses importantes à apporter dans le débat démocratique ». C'est en siégeant qu'elle le fera, croit-il. « Je porte la parole de ceux qui ont voté pour notre liste », poursuit-il, regrettant par ailleurs que la vie politique béthunoise soit réduite aux règlements de compte, aux alliances contre un homme. Jacques Mellick un jour, Stéphane Saint-André aujourd'hui.

Tract

Il s'est arrêté inévitablement sur les propos de son camarade socialiste. « Bernard Seux, c'est le pyromane qui se fait pompier. Il n'est quand même pas étranger à la situation ubuesque dans laquelle nous sommes. C'est un peu particulier de recevoir des leçons d'opposition de la part de (celui) qui s'est allié à Stéphane Saint-André pour nous battre (...). L'opposition se justifie par des actes et pas seulement des déclarations. Il y a quinze jours, trois semaines, avec ma nouvelle association, nous avons distribué un tract qui stigmatisait la politique fiscale de la majorité. J'y avançais l'augmentation de 15 % de la pression en 2011. Je n'ai d'ailleurs eu aucun démenti. » • CH.-O. B.

Publicité

Publié dans Revue de Presse

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article