Lundi 22 octobre 2007
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Fut un temps, Nounours envoyait du sable aux enfants pour qu’ils s’endorment. Tout évolue. Désormais, c’est Nicolas qui, pour nous endormir à un moment critique pour
l’avenir de notre régime de retraite, nous balance son divorce d’avec Pimprenelle. Décidément, on n’arrête pas le progrès !
Il est vrai qu’au moment où les médias philosophent tout haut sur l’amour et le pouvoir, interrogations sans doute bientôt suivies par de croustillants articles sur
la nouvelle vie de Cécilia, la solitude de Nicolas, la famille recomposée de l’Elysée…, on ne parle pas beaucoup des sujets qui fâchent.
Tant mieux pour le gouvernement ! Mais cela suffira t-il pour berner les Français ? Je ne le pense pas. L’écart entre les actes et la réalité est trop
important : en s’attaquant aux régimes spéciaux, qui représentent 4 % (!) du déficit des retraites et concernent 500 000 personnes, le gouvernement monte les français contre les autres
sans rien régler du vrai problème de la sauvegarde des retraites par répartition.
« Ah bon !? Il n’en reste pas moins que les bénéficiaires des régimes spéciaux sont des nantis et que le maintien de cette situation d’inégalité serait
indigne » dirait le Président, désormais abandonné à sa solitude dans son trop grand palais du Fauboug Saint-Honoré (Voir Paris Match de la semaine prochaine). Des nantis, vraiment ? A
la SNCF, 61,5% des pensions sont inférieures à 1500 euros brut/mois ! Par ailleurs, en 37,5 années de cotisation, un cheminot aura versé 90 000 euros de plus qu’un salarié du privé
affilié au régime général.
N’y aurait-il pas d’inégalités plus criantes ? Bien évidement et elles ne manquent pas ! La dernière en date, consistant à octroyer 15 milliards de cadeaux
fiscaux aux plus riches, sans aucune contrepartie, en est une parmi tant d’autres. La stratégie du gouvernement est connue. Comme son homologue britannique du temps de Thatcher, il vide les
caisses, renonce à toutes ses marges de manœuvre, pour mieux se déclarer en faillite et, ainsi, justifier à la population une cure de néolibéralisme.
Bienvenue dans le monde merveilleux de Sarkozy.